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Pierre Savorgnan DEBRAZZA Première mission (15 Février 1875 - 17 Février 1979)

Pierre-Paul-François-Camille SAVORGNAN DE BRAZZA est né le 28 janvier 1852 à Castel Gandolfo (près de Rôme). I était le fils d'un noble italien, Ascanio CONTE DE BRAZZA et d'une mère vénitienne Giacinta SIMONETTI. Il fit ses études à Rome au collège Romain.

Grâce à la protection du nonce apostolique et de l'amiral de Montaïgnac, poursuit ses études chez les pères jésuites à Paris, à Sainte-Géneviève.
Il entre en décembre 1868 à l'école navale de Brest, 53ème sur 73, admis à se présenter à titre d'étranger.

En 1870 il s'embarque comme aspirant, toujours à titre d'étranger, participe à la guerre à la guerre franco-allemende à bord de la frégate " La Revanche".
Le 21 novembre 1871, le jeune Savorgnan formule sa demande de naturalisation. Il n'obtiendra satifisfaction que le 12 août 1874 mais perd son grade obtenu à titre d'étranger.
De 1872 à 1874 il sert sur la frégate " La Vénus" de l'escadre de l'Atlantique Sud.

Naturalisé français, DE BRAZZA devient le 20 février enseigne à titre auxiliaire.
En 1875 SAVORGNAN fréquente les milieux des explorateurs qui se réunissent à Paris au restaurant "La Petite Vache". Il découvre le docteur Ballay et entre en contact avec le marquuis de Compiègne, explorateur de l'Ogooué.

Le 15 février 1875 l'Amiral de Montaignac, ministre de la Marine, signe l'ordre de mission du futur explorateur. Il lui est accordé un an d'avance de solde, l'autorisation d'amener le docteur Ballay, médécin de la Marine, le quartier maître Hamon, connu sur la "Vénus". Le ministre de l'Instruction Publique lui adjoint le naturaliste Marche qui à déjà exploré l'Ogooué.

Août 1875 - novembre 1878 : Première mission
Arrivée de DE BRAZZA à Libreville (Gabon) en septembre 1875 qui y recrutre 13 laptots
Le 13 novembre 1875 il atteint Lambaréné .
Le 9 février 1876 il atteint la Lopé.
Le 11 juin 1876, il parcourt le confluent de la Sébé.
En mars 1877 Savorgnan est hôte des Aduma à Dumé.
Le 13 août 1877 il arrive à Poubara, un mois après Ballay.

En juin 1878, Savorgnan de Brazza fut repoussé dans le Nord par les guerriers Bafourou (sur l'ALIMA) et les Bubangui, très hostiles à toute pénétration étrangère.

Le 9 septembre 1878 il retourne à Masuku et le 6 novembre de la même année on le retrouve à Libreville.
Le 5 janvier 1879, il fait son retour sur Bordeaux.
Le 17 Février 1879 il se fait Chevalier de la Légion d'Honneur.

Pierre Savorgnan DEBRAZZA Deuxième mission  (Mars 1983 - Novembre 1885))

C'est à son second voyage, qu'il signa avec l'Onkoo Ilo Premier, le 3 octobre 1880, au nom du Gouvernement français, le traité liant le Congo à la France.







JOSEPH SAVES Conférence de BERLIN (26 FEVRIER 1885)

Le 26 février 1885 prend fin la conférence de Berlin sur l'Afrique.

Considéré par les Européens comme une terre sans maître, l'immense continent noir est partagé comme une vulgaire tarte aux pommes... sans que les habitants, pas plus que les pommes, aient leur mot à dire.

Une dizaine d'années plus tôt, le roi des Belges Léopold II a organisé à ses frais une conférence de géographie à Bruxelles en vue de faire le point sur l'exploration de l'immense bassin du Congo, au centre de l'Afrique équatoriale.

Le roi songe à rien moins que de s'approprier et coloniser ce territoire. Mais les Français ont aussi des visées sur lui, à commencer par Savorgnan de Brazza.

Plus au sud, les Britanniques et les Portugais sont en bisbille à propos de l'arrière-pays des implantations portugaises d'Angola et du Mozambique... Les Allemands eux-mêmes commencent à s'intéresser à l'Afrique noire, avant tout pour des questions de prestige.

Le 24 février 1884, le Reich place sous sa protection les implantations allemandes du Sud-Ouest africain. Deux jours plus tard, le chancelier Bismarck s'entretient de l'Afrique avec l'ambassadeur de France et, pour la première fois, évoque une concertation internationale sur le sujet.

C'est ainsi que s'ouvre la conférence de Berlin le samedi 15 novembre 1884. Y participent les représentants des puissances directement concernées par le Congo : l'Allemagne, l'Angleterre, la France et le Portugal. Participent aussi la Belgique, les Pays-Bas, l'Espagne et les États-Unis, ainsi que, pour la forme, l'Autriche-Hongrie, la Suède le Danemark, l'Italie, la Russie et la Turquie, soit au total 14 États.

D'emblée, les participants, à commencer par Bismarck, se fixent de nobles objectifs comme le désenclavement du continent africain ou l'éradication de l'esclavage et de la traite musulmane.

Le représentant anglais prévient qu'il ne sera pas plus question de traiter du bassin du Niger, domaine réservé de l'Angleterre, que de celui du Sénégal, domaine réservé de la France. L'attention se focalise donc sur celui du Congo, pompeusement qualifié par Bismarck de «Danube de l'Afrique».

La lettre d'invitation à la conférence prévoyant de traiter des «nouvelles occupations sur les côtes d'Afrique», les Anglais proposent d'édicter aussi des règles pour l'intérieur ! Mais l'ambassadeur de France fait observer que cela reviendrait à un partage de l'Afrique, ce qui n'est pas l'objet de la conférence ! Dont acte.

Après trois mois et demi et seulement huit réunions plénières, les participants signent, le 23 février 1885, l'«acte général» de la conférence.

Cet acte définit des zones de libre-échange dans le bassin du Congo. Il proclame la liberté de navigation sur les grands fleuves africains, le Niger et le Congo. Il arrête aussi quelques principes humanitaires contre la traite des esclaves ainsi que le commerce de l'alcool et des armes à feu. Enfin et surtout, il reconnaît à Léopold II, roi des Belges, la possession à titre privé d'un vaste territoire au coeur de l'Afrique noire, qui sera baptisé «État indépendant du Congo» !

Le principal bénéficiaire de la conférence de Berlin est donc le roi des Belges, qui a consacré sa fortune personnelle à l'exploration et à l'occupation de l'Afrique centrale et voit ses efforts récompensés.

Son «État indépendant du Congo», avec son drapeau bleu avec étoile d'or au centre, est reconnu sans tarder par les États-Unis. Léopold II promet aux grandes puissances de l'ouvrir à leur commerce. Lui-même va s'efforcer de tirer de sa colonie un maximum de ressources (caoutchouc,...), au prix du travail forcé. À sa mort, il lèguera le Congo à la Belgique mais celle-ci ne l'acceptera qu'à son corps défendant.

Malgré son importance pour le continent africain, la conférence de Berlin ne suscite qu'indifférence en Europe où l'opinion publique se désintéresse dans son immense majorité des conquêtes coloniales.

Les États européens déjà présents sur le littoral africain vont, dans les années qui suivent la conférence de Berlin, régler par des traités bilatéraux le sort de l'arrière-pays.

La France se voit reconnaître la possession de vastes territoires en Afrique de l'ouest. Le chancelier Bismarck espère, mais à tort, qu'elle se résignera ainsi à la perte de l'Alsace-Lorraine.

Quant à l'Angleterre, elle s'aménage la possibilité de constituer un axe continu du Caire au Cap, de la Méditerranée à la pointe sud du continent. Elle réalisera brièvement son rêve avec l'annexion du Tanganika allemand après la Grande Guerre de 14-18.

Pierre Savorgnan DEBRAZZA Troisième mission (30 Avril 1891)

Congo français
30 avril 1891
Pierre Savorgnan de Brazza, gouverneur

LEON GUIRAL

La connaissance du royaume téké pose énormément de problèmes techniques, scientifiques. Commençons par la fin.
Lorsqu'en 1880 Pierre Savorgnan de Brazza arrive sur les terres de l'actuel Congo, il n'y a pas de royaume téké existant. L'espace est occupé par des populations organisées en petites chefferies indépendantes les unes des autres. En passant les plateaux Kukuya jusqu'au Pool Malebo jadis appelé Nkuna ou Ntamo (par les batéké de Kinshasa et les Bakongo), un certain nombre de chefs reconnaissent une autorité religieuse à l'un d'entre eux, le Mokoko Ilo, lui même chef d'un village ordinaire à Mbé. Le pouvoir de Ilo est purement religieux. Il est le détenteur des fétiches des ancêtres qui ont créé une dynastie de princes cousins, qui jadis formaient sans doute un empire plus important que les vestiges que vient trouver P.S. de Brazza, mais qui à coup sûr n'existe plus. D'ailleurs le titre de Mokoko (Makoko pour les colons) est porté par une multitude d'autorités qui sont ou pas rivales entre elles. Ilo est d'ailleurs plus désigné par le titre d'Onkoo qui lui confère ce rang religieux, mais du coup réduit encore plus son pouvoir temporel et politique. D'où la préference de Brazza qui avait un raport politique avec lui, de favoriser le Mokoko plutôt que l'Onkoo.

Le témoignage de Léon Guiral, compagnon de route de Brazza, qui écrit un livre de leur campagne est plus que précis sur la situation politique de cette région à leur arrivée:

“On l'a déjà remarqué sans doute, la vérité m'a obligé à débaptiser le roi. (…) Dans le Congo Makoko (comme le dit P.S. de Brazza qui en a répondu l'usage) se dit Mokoko. Ce nom lui-même est non un nom propre mais un mot indigène qui est synonyme de chef. Si on devrait respecter le vocabulaire batéké, en parlant du roi, on devrait dire “le Mokoko“, c'est à dire le chef par excellence. Il y'a des Mokokos un peu partout de Stanleypool à la rivière Lawson. J'ai parlé ici même d'un Mokoko de Nkuna qui n'a rien à voir avec celui du haut fleuve.
Ce dernier est le grand chef des Batékés. Cela veut-il dire qu'il commande à tous les Batékés? Pas le moins du monde. Mokoko n'a pas de pouvoir temporel. C'est le grand féticheur, le chef spirituel et, qu'on me pardonne l'expression, c'est le Pape des Batékés. Mokoko jouit du prestige que les Batékés attache à la possession des fétiches. (…) Mais son action effective sur les Batékés est loin de correspondre à son influence morale: elle ne dépasse pas les cases de son villages. “
Léon Guiral, Le Congo Français, du Gabon à Brazzaville, page 293

Il semblerait que Pierre Savorgnan de Brazza qui avait pour mission d'obtenir un accord juridique d'un roi pour justifier la colonisation devant ses rivaux européens et devant l'histoire, s'en fabriqua tout simplement un. Il lui fixa une couronne imaginaire et étendit le pouvoir de sa signature jusque sur les côtes des loango. Mais on l'a vu, déjà à Nkuna, la future Brazzaville un autre Mokoko, Tchoulou, régnait. Le royaume dont le colonisateur français s'est fait le fondateur n'a d'ailleurs pas d'histoire: on ignore sa superficie, ses origines, son découpage territorial, ses vassaux s'il en avait, la lignée de Ilo, comment s'exprimait le lien de vassalité, quel type d'impôt lui payait-on, comment réglait-il les problèmes à l'intérieur du royaume et de quels autres Etats voisins était-il reconnu? Si la seul existence de royaume n'est pas d'avoir signé la soumission coloniale à celui qui l'a inventé et reconnu, la France de Brazza, il serait intéressant que les historiens, amateurs ou professionnels répondent à tant questions techniques qui rendent flou cette entité.

En outre, les explorateurs et les témoignages écrits les plus anciens (surtout XVIè siècle) ignorent l'existence d'un peuple ou d'une culture appelée “téké”. Ce sont plutôt les anziques (anzico en portugais) à qui on attribue de peupler les zones reconnues aujourd'hui téké. Quel est donc l'origine de cette dénomination? depuis quand est-elle en usage et que renferme t-elle comme concept?



ANZIQUES

Le pays des anziques correspond en grande partie à ce qui est reconnu aujourd'hui comme étant le pays téké (voir carte). C'est grâce au témoignage de l'italien Filippo Pigafetta qui l'a visité en 1591 avant de raporter son récit à Duarte Lopès qui le met en écrit, que nous le connaissons et que ces cartes, approximatives, ont été dressées. Du pays des Anziques il n'a connu que la première agglomération au delà du Kongo, située sur Nkuna (Pool Malebo) et dirigée par un prince du nom de Ngobila. Le nom de cette ville serait selon lui Concobella. N'ayant vu ce nom assez italien comme son témoin se répéter nulle part, la communauté scientifique pense que c'est la désignation kue Ngobila (chez Ngobila) qui a été mal rapporté par le visiteur. Toutefois, information importante, Pigafetti affirme que le grand chef et puissant Ngobila se dit dépendre d'un roi, le Micoco (pluriel de mokoko pour lui donner plus de poids?) dont la capitale serait Monsol. Cette autre dénomination n'a jamais pu être confirmée ni déchiffrée et le témoin n'y sera jamais arrivé. Il se trouve néanmoins que, l'emplacement indiquée, correspond à quelques encablures de Mbé. Interrogés au XXè siècle, les habitants de la région reconnaissent l'existence d'un ancien village de Mbé abandonnée avant la création du Mbé dans lequel Brazza trouva le Mokoko Ilo.



Mbé Nkulu

Une ville du nom de Mbé, désigné dans la tradition batéké par “Mbé Nkulu”, l'ancien Mbé, qui aurait été habité jusque vers l'an 1800 par des populations Tyo. Les premières cartographies européennes sur la région, paru au XVIIè siècle y situent dans ces encablures la capitale du royaume d'Anzico, Monsol. Les principaux centres d'Anzique se trouvent sur le Malebo, à L'est du Kongo et un peu dans les plateaux Kukuya. Toutefois, ceux qui rapportent cette information avouent l'avoir obtenue par ouïe-dire (en dehors du Malebo) et n'ont pas vu la nécessité d'y arriver à cause disent-ils de l'anthropophagie qui y serait coutumière mais aussi parce que la zone est extrêmement peu peuplée, parfois 1 habitant au km² et l'archéologie a confirmé qu'aucune cité ne fut jamais très peuplée dans cette zone. Pourquoi tout ce qui semble indiquer la capitale chez ce peuple, est sans pouvoir politique? S'agit-il dans le cas de Monsol aussi, d'un centre religieux? Selon M-C Dupré (Métallurgie et politique en Afrique centrale: deux mille ans de vestiges sur les plateaux batékés), Mbé du Makoko Ilo n'a jamais regroupé plus de quelques centaines d'habitants.
Identité.

Groupe particulièrement divers, on ignore ce qui constitue le point commun, tant la liste des peuple se reconnaissant téké ou pas, varie selon les sources, la conception propre de chacun. Plus on recherche des points communs, plus on s'aperçoit que les éléments exceptés finissent par faire des contradictions qui se renient. Les tékés se définissent finalement plus par opposition à leurs voisins que par ressemblance entre eux. Dans une zone géographique allant des limites occidentales du Mayombe jusqu'à Mossaka, est téké celui qui n'est pas Mbochi, Mbéti, Kota, Obamba, Loumbou, Ndassa, Nzabi, Tsangi, Kunyi, Yaka, Bembé, Sundi, Lari, Kongo, Hangala, Dondo, Bobangi ou Likouba. Chacun pense savoir qui fait partie d'une liste qui aurait dépendu de l'Onkoo. En 1966, mr Tséké, juge au tribunal coutumier de Mossendjo improvisa une liste auprès d'un chercheur français, et celle-ci servi de référence un temps. Ce qui est sur c'est que c'est fluctuant depuis 2 siècles. On y regroupe les Tyo, aboma, ngangulu, tégué, kukuya etc…

Les tékés sont forgerons. Cette habileté leur a toujours conféré une place de choix. Le Mwene Kongo (juste appelation du “Mani Kongo”) avait une garde téké autour de lui. Vendu en esclavage comme les autres nègres ( la première trace remonte à 1560), Marie-Claude Dupré affirme qu'ils étaient généralement mis dans des positions plus élevées par rapport aux autres esclaves, parce que vantés pour leur intelligence, l'habileté de leur artisan ou la beauté de leur femme. C'est le cas en Colombie ou au Brésil où on les appelle Angicos, Monjoros, Moncongues.

MALAMINE

jeudi 7 janvier 2010, 19:36

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Henri Felix de la Mothe Commissaire général (28 sptembre 1897 - 28 avril 1900)

Henri-Félix de Lamothe[1] est un administrateur colonial français, né le 8 août 1843 à Metz et mort en 1926.

Il fut notamment gouverneur du Sénégal de 1890 en 1895.

Il a appartenu à la Ligue coloniale, à l'Union coloniale, au Comité d'action républicaine aux Colonies.

Fils d'un père colonel d'artillerie, il se destine d'abord à entrer à l' École polytechnique (France).

Le cours de sa vie de fils d'un colonel d'artillerie va changer dans les premières années de 1860. En 1862 il s'enrôle en Italie dans la légion hongroise formée par Kossuth et qui avait combattu au côté des troupes franco-piémontaises en 1859. Kossuth avait espéré que la guerre contre l' Autriche aurait pu se prolonger par la libération de la Hongrie et permettre la formation d'une Confédération Danubienne regroupant la Hongrie, la Transylvanie, la Roumanie, la Croatie et en cas de désintégration de l' Empire ottoman, la Serbie et les autres pays slaves du sud. Mais ce projet était condamné par les principales puissances qui préférèrent le Compromis austro-hongrois signé à Vienne le 18 février 1867.

La légion hongroise avait combattu au côté des chemises rouges de Garibaldi. Ce dernier avait demandé en juillet 1861 de soutenir une alliance roumano-hongroise pour libérer l'Europe du Sud-Est. Les plans d'action balkaniques ne se réalisèrent pas, ni 1861, ni en 1862.

Dans la nuit du 22 au 23 janvier 1863 est déclenché la troisième insurrection polonaise. La légion hongroise ne pouvant agir pour libérer la Hongrie, il décide de se rendre en Pologne. Il combat dans les rangs des insurgés. Mais cette insurrection échoue. Son dernier chef, Romuald Traugutt, est pendu en avril 1864.

En 1865, après un séjour en Italie, il s'engage en France au 8ème régiment d'infanterie.

Entre 1867 et 1871, il est au Sénégal avec le 8ème régiment d'infanterie.

En 1871, il quitte son régiment et débute une carrière de journaliste en écrivant dans différents journaux algériens.

Entre 1873 et 1874, le gouvernement canadien lui confie un voyage d'études au Canada dont il publie la relation dans "Le Tour du Monde - Nouveau journal des voyages" - "Excursion au Canada et à la rivière Rouge du nord" pages 97 à 144 - deuxième semestre 1875. Ce voyage et la description du pays visité devait, dans l'esprit du gouvernement canadien, faire la promotion du pays pour encourager l'immigration de Français.

Entre juillet et août 1875, il devient correspondant au journal "Le Temps", et à ce titre, il assiste à l'insurrection de l'Herzégovine.

Du 20 avril à mai 1876, soulèvement de patriotes bulgares réprimé dans le sang par les troupes turques et les troupes irrégulières, les bachi-bouzouks.

30 avril 1876, massacre de Batak en Bulgarie. Entre 3 000 et 5 000 personnes sont tuées et le village incendié par l'armée turque.

2 juillet 1876, la Serbie et le Monténégro déclarent la guerre à la Turquie. La Serbie veut récupérer la Bosnie et le Monténégro, l'Herzégovine.

8 juillet 1876, entrevue de Reichstadt, en Bohème entre les empereurs de Russie et d'Autriche. Ils se partagent leurs zones d'influence dans les Balkans. À l'Autriche, la tutelle de la Serbie et l'annexion de l'Herzégovine. La Russie se réserve la tutelle de la Bulgarie et l'annexion de la Bessarabie et l'Anatolie orientale. Ils se proposent d'offrir la Thessalie et l'Épire à la Grèce.

Du 10 mai au 10 novembre 1876, exposition universelle de Philadelphie pour le centenaire de l'Indépendance américaine (Centennial Exhibition of Arts, Manufactures and Products of the sol and mine). À cette occasion, Henri de Lamothe passe dix huit mois en Amérique, visitant la Louisiane, Cuba et Haïti.

5 décembre 1876, Otto von Bismarck se prononce pour la neutralité de l'Allemagne dans la guerre des Balkans, mais est favorable au respect de l'intégrité de l'Autriche-Hongrie.

En 1877, Henri de Lamothe est de retour en France, il suit alors la guerre russo-turque de 1877-1878, sur le Danube et dans les Balkans.

24 avril 1877, la Russie, alliée à la Roumanie, la Serbie et le Monténégro, déclare la guerre à la Turquie.

11 septembre 1877, il assiste à la bataille de Plevna pendant le siège de Plevna.

Du 5 au 9 janvier 1878, victoire russe sur la Turquie à la quatrième bataille de la passe de Chipka en Bulgarie. Les Turcs demandent un armistice.

17 janvier 1878, victoire russe à la bataille de Plovdiv, en Bulgarie.

20 janvier 1878, prise d'Andrinople par les Russes. Les troupes russes entrent dans Batak où elles sont accueillies avec enthousiasme par la population bulgare.

31 janvier 1878, armistice russo-turc d'Andrinople.

3 mars 1878, traité de San Stefano-Hagios Stephanos, quartier de Constantinople. Il reconnaît la suprématie de la Russie sur les régions slaves et orthodoxes. La Roumanie, la Serbie et le Monténégro obtiennent leur complète indépendance.

Entre le 13 juin et le 13 juillet 1878, conférence des Nations ou congrès de Berlin. La Grande Bulgarie prend fin. La partie sud, la Roumélie, est rendue à la Turquie. L'Autriche-Hongrie met la main sur la Bosnie-Herzégovine. Les Russes reprennent la Bessarabie méridionale à la Roumanie qui obtient la Dobroudja et le delta du Danube.

Entre 1879 et 1881, Henri de Lamothe rend compte des opérations militaires de l'Aurès (Algérie) et de la campagne de Tunisie.

En 1880, il est membre fondateur de la Société de Protection des indigènes.

En 1882, après un court séjour en Égypte, il revient à Paris et devient chargé de la partie coloniale du journal "Le Temps".

12 octobre 1882, suppression de l'arrondissement de Gorée comme second arrondissement du Sénégal. Création du Territoire Autonome de la Casamance sous tutelle française ayant Gorée comme capitale. Ce Territoire est placé sous les ordres d'un lieutenant-gouverneur qui prend le titre d'Administrateur supérieur.

3 novembre 1883, traité de protectorat entre la République Française et le Royaume de Fouladou (Haute Casamance) représenté par le roi Moussa Molo Baldé. Le royaume comprenait une partie de la Gambie, de la Casamance et des deux Guinées. L'administrateur supérieur a un représentant à la cour de Moussa Molo Baldé à Hamdalahi.

En 1884, il est envoyé par "Le Temps" à Berlin pour suivre la Conférence Internationale relative à la constitution de l'État neutre du Congo et à la neutralisation du grand fleuve africain.

10 février 1885, création du Comité bulgare révolutionnaire secret de Plovdiv (Philippopoli).

En 1885, la Régence de Tunis envoie Henri de Lamothe comme délégué à l'Exposition Universelle d'Anvers.

2 septembre 1885, déclaration d'insurrection des Bulgares à Panaguyritché aux cris de "Bulgarie unifiée" et "A bas la Roumélie de l'Est".

8 septembre 1885, les chancelleries apprennent avec stupéfaction qu'un révolution a éclaté à Philippopoli (Plovdiv) dans la nuit du 7 au 8, que les autorités turques sont en fuite (le gouverneur Gavril Pacha est reconduit à la frontière) et que les Rouméliotes ont proclamé leur indépendance. Peu après la réunion avec la Bulgarie est solennellement déclarée et le prince de Bulgarie depuis 1879,Alexandre de Battenberg, russe d'origine allemande, s'y rend pour recevoir l'hommage de ses nouveaux sujets. Henri de Lamothe quitte alors la Belgique pour l'Orient et assiste dans les rangs de l'armée bulgare aux batailles de Slivnitza et de Pirot.

2 novembre 1885, les Serbes déclarent la guerre à la Bulgarie après l'union de la Bulgarie avec la Roumélie de l'Est.

Du 17 au 19 novembre 1885, combats entre l'armée serbe qui s'oppose à l'union bulgare et la jeune armée bulgare près de Slivnitza à une trentaine de kilomètres de Sofia. L'armée bulgare réussit à repousser l'armée serbe. Les Serbes sont battus à Bélogradtchik. La guerre s'arrêtera le 7 décembre avec la menace de l'Empire Austro-Hongrois d'entrer dans le conflit.

19 février 1886, paix de Bucarest entre la Bulgarie et la Serbie.

14 mars 1886, un firman ottoman confirme le prince Alexandre comme Prince de Bulgarie et lui transfère le gouvernement général de Roumélie orientale.

4 avril 1886, convention de Tophane reconnaissant l'union Bulgarie-Roumélie orientale.

12 mai 1886, convention entre la France et le Portugal. La Casamance est échangée contre le Lessine (nord-ouest de la Guinée Bissau). Elle consacre l'unité de la Casamance de l'Atlantique à la Falémé. Ce sera un territoire autonome constitué en protectorat sous la tutelle de la colonie du Sénégal.

1886, Henri de Lamothe est nommé chevalier de la Légion d'honneur.

Du 5 juin 1886 au septembre 1887, Henri de Lamothe est nommé commandant à Saint-Pierre-et-Miquelon.

7 septembre 1886, le prince de Bulgarie Alexandre, en but à l'opposition du tsar Alexandre III à la suite du limogeage quelques années auparavant du ministre de la guerre qui était un général russe, après une série de péripéties dont un enlèvement par des officiers russophiles, doit abdiquer.

7 juillet 1887, Ferdinand de Saxe-Cobourg-Gotha est élu Prince de Bulgarie par le Sobranié bulgare à l'unanimité.

Du 5 septembre au 5 décembre 1887, Henri de Lamothe devient gouverneur de Saint-Pierre-et-Miquelon.

2 avril 1888 au 17 septembre 1889, après une période d'intérim, il est de nouveau à Saint-Pierre-et-Miquelon.

22 avril 1888, fin de la présence portugaise en Casamance et début de la colonisation française.

10 août 1889, convention entre la France et le Royaume-Uni prévoyant que la frontière de la Gambie ne devait être en aucun cas à moins de dix kilomètres du fleuve.


Entre fin 1889 et 1895, Henri de Lamothe est gouverneur du Sénégal. Il y réalise de nombreuses améliorations, notamment la soumission des Toucouleurs du Fouta central, l'organisation des pays de protectorat, la création des budgets régionaux, véritable point de départ du développement financier de l' Afrique occidentale française, la réouverture de l'école des fils de chefs, supprimée depuis 1871, la suppression de l'impôt sur la circulation des marchandises en pays wolof. Il va profiter de la durée de sa présence et ses puissants appuis en métropole pour consolider la conquête, établir de nouvelles procédures pour le gouvernement colonial, et attaquer l'opposition qui avait mis l'administration dans l'embarras. Il interfère dans le processus électoral et dans les affaires du conseil municipal de Saint-Louis.

Depuis le 20 décembre 1886, le lieutenant-colonel Joseph Simon Galliéni avait reçu le commandement supérieur du Haut-Fleuve (Sénégal) qui allait devenir le Soudan français. Il va combattre l'insurrection de Mahmadou Lamine, annexer pacifiquement le Fouta-Djalon et obtenir de Samori Touré la signature d'un traité le 23 mars 1887 lui faisant abandonner la souveraineté de la rive gauche du Niger à la France. Après son retour en France, Galliéni est nommé colonel le 11 mars 1891 avec un nouveau poste au Tonkin comme commandant le 2ème régiment tonkinois. C'est probablement entre 1889 et 1891 que Joseph Galliéni et Henri de Lamothe feront connaissance et s'apprécieront.

Septembre 1890, Abel Jandet, arrivé de France en 1887 pour faire partie de la Direction des Affaires politiques du Sénégal, est tué par un soldat mécontent à Podor où il avait été envoyé en mission par le gouverneur Léon Émile Clément-Thomas depuis 1888. Une enquête rapide avait conclu à un complot. L'assassin et deux "complices" sont condamnés et décapités sur la place publique. Un des suppliciés était le lam Toro Sidikh, ancien chef du protectorat du Toro qui avait été démis par Jeantet en 1887. Une coalition d'intérêts de Saint-Louis du Sénégal dirigée par la famille de Gaspard Devès et sa maison de commerce qui avaient des intérêts dans la région de Podor. Gaspard Devès va entrer en lutte contre l'administration locale en faisant appel Alexandre Isaac, défenseur des droits de l'Homme et sénateur de la Guadeloupe, et l'amiral Aristide Vallon qu'ils avaient poussé aux élections de 1889. De même, avec l'aide du directeur de l'Intérieur de la colonie avant l'arrivée de de Lamothe, ils vont faire agir la justice sénégalaise dirigée par Conrad Frédéric Ursleur [Cayene 1853 - Nouméa 1897] contre Tautain, commandant le poste de Podor, et un autre fonctionnaire. A l'arrivée de de Lamothe des décisions seront prises. Ursleur sera rappelé. L'institution judiciaire sénégalaise sera décapitée. L'enquête lancée par Ursleur sera abandonnée. Le conseil municipal de Saint-Louis qui était placée sous la direction d'un allié des Devès, sera révoqué et remplacé par une commission dirigée par l'avocat Jules Couchard (il devint député à la place de Vallon entre 1893 et 1898).

28 septembre 1890, Henri de Lamothe qui vient de prendre ses fonctions envoie le télégramme suivant au Ministère des Colonies : "Après consultation du commandant des Troupes et devant intérêt supérieur - maintenir bonne harmonie avec gouvernement anglais - crois pas devoir maintenir objection prédécesseur relative action commune contre Fodé Kaba - Cependant Fogny étant incontestablement dans notre sphère d'influence - semble indispensable que direction nous appartienne si opérons conjointement. - Dans cas contraire, opérerons seuls dans le Fogny et Anglais dans voisinage immédiat de la frontière." Cependant l'absence de troupes aguerries va obliger le gouverneur à surseoir à l'expédition.

26 mars 1891, Henri de Lamothe envisage une solution plus habile que la guerre contre Fodé Kaba. Il envoie le capitaine Forichon, administrateur de Sédhiou (Seju), pour entrer en contact avec Fodé Kaba et le sonder sur l'éventualité d'un traité ramenant un peu de tranquillité dans la région. Le capitaine Forichon rencontre Fodé Kaba à Médina. Fodé Kaba accepte un traité avec la France lui reconnaissant la possession du Kiang et du Fogny et le protégeant des agressions Joola. Le capitaine Forichon écrira au député Eugène Étienne, sous-secrétaire d'État aux Colonies, pour lui éviter une disgrâce pour son action. Cependant, le gouverneur de Lamothe approuva la convention passée en Fodé Kaba et le capitaine Forichon.

6 avril 1891, Henri de Lamothe écrit au ministre pour expliquer que ce traité a l'avantage d'éviter une action commune avec les Anglais et d'assurer pour un temps la paix dans le Fogny pour mieux le contrôler.

21 mai 1891, le capitaine Forichon est tué à Sédhiou (Seju) par 4 hommes qu'il était venu arrêter. Ils appartenaient à la caste des griots. Ils seront eux-mêmes tués ou arrêtés par les tirailleurs sénégalais.

1891, l'administrateur de la Casamance, Martin, chargé de faire un rapport sur la Casamance affirme que les populations de la Casamance sont anarchiques. Il recommande de placer à la tête des villages des chefs pris au Sénégal. Une commission Franco-Britannique fait la délimitation de la frontière de la Gambie.

4 août 1891, le gouverneur de Lamothe intervient dans les conflits dans les émirats maures qui perturbent la traite de la gomme qui est préjudiciable aux intérêts de Saint-Louis. Il fait reconnaître Ahmed Saloum II comme seul chef des Trarza.

8 octobre 1891, Henri de Lamothe conclut un traité avec Ahmed Saloum II Université de Nouakchott. LERHI : "Article premier : Le gouvernement français reconnaît comme roi des Trarza Ahmed Saloum, fils d'Ely et petit-fils de Mohamed El Habib. En cas de mort, les Trarza choisiront un nouveau roi d'après leurs coutumes. Toutefois le Gouvernement français s'engage à ne pas reconnaître le nouveau roi s'il a assassiné ou fait assassiner son prédécesseur dans le but de le remplacer. Article 2 : Ahmed Saloum agissant en son nom et au nom de ses successeurs demande à ce que les Trarza soient placés sous protectorat français." Une coutume de 2000 pièces de guinée lui est allouée pour l'aider à asseoir son autorité et payer les dettes de son prédécesseur.

Décembre 1891, le pont Faidherbe reliant l'île de Saint-Louis du Sénégal à la terre étant trop exigu, il propose lors de l'ouverture du Conseil général du Sénégal que l'assemblée examine la possibilité de contracter un emprunt pour assurer le financement d'un nouveau pont et d'autres investissements.

17 décembre 1891, décret consacrant l'autonomie des Rivières du Sud (future Guinée française et dépendances) par rapport au Sénégal. Le gouverneur de Lamothe envoie une expédition militaire contre la région des Foulbé du Fouta-Djalon se trouvant en Guinée, accusant le gouverneur Ballay de mollesse.

1892, émancipation du Soudan par rapport au Sénégal. Le Conseil général du Sénégal proteste. Des divergences de vue apparaissent entre les autorités françaises du Sénégal, de Guinée et du Soudan vis-à-vis des Africains.

2 janvier 1892, les Anglais attaquent des villages du Kiang et tentent de s'emparer de Fodé Kaba. Le gouverneur de Lamothe en informe le ministre et dit qu'il était ennuyeux qu'ils n'aient pas respecté le statu quo sur les territoires indigènes, à cheval sur la frontière artificielle tracée par la Commission Franco-Britannique. Le ministre indique que les Anglais avaient demandé d'intervenir en territoire français mais que cela avait été refusé. Il autorise le 29 janvier le gouverneur à en discuter directement avec son homologue en Gambie.

7 mars 1892, télégramme du gouverneur de Lamothe au ministre indiquant qu'après sa tournée en Casamance, les griefs formulés par les Anglais lui paraissent exagérés. Fodé Kaba a accepté l'établissement de postes provisoires de tirailleurs sur la frontière avec la Gambie.

3 mai 1892, l'administrateur anglais de la Gambie, Llwelyn, écrit à Saint-Louis que l'existence des postes de contrôle n'empêche pas des incursions des guerriers de Fodé Kaba en Gambie. Llwelyn demande aux chefs du Jarra occidental et du Kiang oriental de reconnaître l'autorité britannique.

25 mai 1892, Ahmed Saloum II passe une convention avec Yamar Mbodj, chef supérieur du Walo, sous les auspices des autorités du Sénégal qui veulent affirmer son autorité face à son oncle Amar Saloum. Ce dernier multiplie les expéditions contre son neveu.

21 novembre 1892, le président Sadi Carnot signe le décret autorisant l'emprunt demandé par le Conseil général du Sénégal.

1893, un emprunt de 5 millions de francs sera obtenu auprès de la Caisse des Dépôts et Consignations. Le coût de construction du pont sera soumissionné à 1 880 000 francs et adjugé à l'entreprise Nouguier, Kessler et Compagnie par le Conseil général du Sénégal contre l'avis des techniciens parisiens. Longueur du pont : 511 m.

Le choix de ce pont va entraîner de discussions âpres avec le maire de Saint-Louis, Jean-Jacques Alin Crespin (1837 - 1895). Sa mort va entraîner certaines personnes à proférer des accusations d'empoisonnement contre le gouverneur de Lamothe. Le gouverneur prononcera néanmoins son éloge funèbre en faisant part de la perte de l'un des remarquables représentants de l'esprit sénégalais mais en rappelant les dissentiments qui ont existé entre eux du fait de ses exagérations de langage et d'attitude.

Début février 1893, des négociations s'ouvrent à Saint-Louis entre Ahmed Saloum II et son oncle Amar Saloum. Henri de Lamothe propose une partition du Trarza. La partie orientale serait attribuée à Amar Saloum avec le titre de "Cheikh des Oulad Ahmed ben Dahmane". Amar Saloum, fort de son droit d'émir et de son droit d'ascendant, refuse. Les négociations échouent. Le gouverneur de Lamothe adresse alors le 11 février un télégramme à l'administrateur de Podor autorisant l'élimination d'Amar Saloum sur le chemin de retour passé le délai du sauf-conduit.

Du 3 mars au 15 avril 1893, deux détachements sont envoyés vers le Fooñi (Fogny) pour soumettre les villages placés sous l'autorité de Fodé Kaba mais qui refusent de lui obéir. Les combats sont violents. Le capitaine Grand, administrateur de Sédhiou (Seju), adresse un rapport à Saint-Louis : "Les Diolas ne se soumettront jamais à Fodé Kaba. Ses guerriers ne sont que des pillards très forts et très courageux en plaine et dans la brousse lorsqu'ils ont affaire aux femmes et aux enfants qu'ils recherchent avant tout."

7 avril 1893, le gouverneur de Lamothe est en tournée en Casamance. Il envoie un billet au capitaine Grand : "Veillez bien, je vous prie, à ce que Fodé et ses hommes ne tirent pas occasion du concours que les circonstances nous obligent à leur prêter en ce moment, pour se livrer à leurs procédés habituels de dépeuplement dont nos voisins de Gambie ne manqueraient pas d'exploiter et d'exagérer les nouvelles."

7 mai 1893, traité de protectorat entre la République Française représenté par le gouverneur Henri de Lamothe et le Royaume de Fogny (Basse Casamance) représenté par le roi Fodé Kaba Doumbouya à Bona : - Article 1 : Fodé Kaba remet entre les mains du gouverneur, la province du Fogny pour en assurer la tranquillité. - Article 2 : En remplacement des revenus qui lui avaient été reconnus dans le Fogny, Fodé Kaba recevra du gouvernement français en rente de 5000 francs par an, qui seront pris sur la totalité des ressources du Fogny. - Article 3 : Fodé s'engage à s'abstenir d'une manière absolue de toute incursion sur le territoire diola; le paiement du revenu de 5000 francs étant subordonné à l'exécution de cette clause. - Article 4 : Le gouvernement français s'engage en raison de l'hostilité qui existe entre le Fogny et Fodé, à le protéger contre toute agression des Diolas, à moins qu'il ne soit prouvé que l'agression provienne du fait de Fodé ou de ses sujets. - Article 5 : La frontière entre le pays de Fodé et le Fogny sera déterminée ultérieurement par un arrangement entre Fodé et le commandant de district de la Casamance. Fait à Bona, le 7 mai 1893.

14 octobre 1893, Amar Saloum est fait prisonnier par les partisans de l'émir Ahmed Saloum II qui l'exécutent immédiatement.

Fin 1893, Ahmed Saloum II seul maître du Trarza montre des velléités d'indépendance et bloque un certain temps les pistes caravanières aboutissant à Diagana, violant le traité du 8 octobre. Il va aussi dénoncer la convention du 25 mai 1892 avec Yamar Mbodj qui donne d'après lui trop de droits aux Walo-Walo.

1894, procès pour fraude contre François Devès, fils de Gaspard. Il sera acquitté. C'est finalement le gouverneur Chaudié qui lancera une enquête sur la Banque du Sénégal qui avait fait des prêts énormes aux Devès. La banque sera mise en liquidation judiciaire et ce qui restait de ses actifs seront transférés à la Banque de l'Afrique occidentale.

18 janvier 1894, le gouverneur Henri de Lamothe fait transférer la capitale de la Casamance de Gorée à Sédhiou. La Casamance est placée sous l'autorité du lieutenant-gouverneur Farque qui prend le titre d'administrateur supérieur.

26 février 1894, Fodé Silla, à la tête de 800 guerriers, attaque Bathurst en Gambie défendue par le capitaine Westmoreland et 250 hommes. Des renforts vont rapidement être envoyés pour les aider à reprendre la situation en main.

3 mars 1894, le gouverneur de Lamothe réunit le Conseil de Défense et décide l'envoi d'une force suffisante en Casamance pour empêcher les Malinké de se joindre à Fodé Silla, et au besoin le capturer s'il venait à se réfugier en Casamance. Fodé Kaba respecta le traité qu'il avait signé avec la France.

11 mars 1894, Fodé Silla se rend à l'administrateur français de Karabane après avoir franchi la frontière de la Gambie. Ses soldats peuvent rester en Casamance après leur désarmement et acceptation de payer un impôt.

4 septembre 1894, le gouverneur de Lamothe se plaint auprès du Ministre des Colonies de la non-observation par le gouverneur du Soudan, Grodet, de l'obligation de lui envoyer copie de ses rapports politiques.

10 septembre 1894, une nouvelle convention est signée avec Ahmed Saloum II stipulant que les Walo-Walo devaient repasser le fleuve et que Yamar Mbodj recevrait 5000 pièces de guinée pour son aide dans l'élimination d'Amar Saloum. Par ailleurs, la colonie du Sénégal se réservait le droit d'opérer des retenues sur les coutumes d'Ahmed Saloum II s'il ne respectait pas les conventions.

1895, la création du gouvernement général de l'Afrique occidentale va conduire au changement de poste d'Henri de Lamothe. Jean-Baptiste Chaudié sera le premier gouverneur général de l'Afrique occidentale.


30 août 1895 au 3 juin 1896, après avoir été promu à la première classe de son grade, il est envoyé comme gouverneur en mission temporaire en Guyane.

14 juillet 1897, inauguration du pont Faidherbe.

28 septembre 1897, décret sur la réorganisation du Congo français : l'Oubangui est rattaché aux territoires du Congo français, les deux lieutenants-gouverneurs généraux du Congo français et de l'Oubangui-Chari sont maintenus mais placés sous les ordres directs du commissaire général. Second décret sur le service de la justice au Congo français qui entraîne la rupture du lien entre la justice du Congo français avec celle du Sénégal. Création d'une cour d'appel au Congo. Ces textes réorganisaient d'une manière formelle la colonie sans s'attaquer aux problèmes posés par l'exploitation de ces nouvelles colonies.

Du 28 septembre 1897 au 28 avril 1900, Henri de Lamothe est Commissaire général du Congo français en remplacement de Savorgnan de Brazza. Il va instaurer l'impôt de capitation dans le territoire qui était demandé par les sociétés concessionnaires. Mais la rareté de la monnaie française au Congo français faisait que cet impôt était payable en nature.

Fin 1897, il est délégué par le gouvernement français pour le représenter à l'inauguration du chemin de fer Matadi-Kinshasa (Léopoldville).

Octobre 1897, la première mission d'Émile Gentil qui a remonté le fleuve Congo depuis juillet 1895, puis l'Oubangui et enfin le Chari arrive sur le territoire du sultan Gaourang avec lequel il signe un traité d'alliance qui confie à la France le protectorat sur le Baghimi pour le protéger de Rabah.

28 octobre 1897, la mission commandée par Émile Gentil [1866-1914] pénètre le territoire de Rabah et atteint le lac Tchad. Il rentre ensuite en France.

1898, Henri de Lamothe est rappelé à Paris par le gouvernement qui souhaite avoir son avis sur un régime de concession prévoyant de grandes concessions territoriales destinées à mettre en valeur nos possessions congolaises sur le modèle, apparemment prometteur, de ce qui se faisait dans l'État indépendant du Congo. Il fit alors de nombreuses réserves sur les résultats probables de ce système. Mais ce système perdurera au-delà de 1930 et aura des incidences négatives. Ce système faisait du concessionnaire le maître des terres qui lui étaient allouées. Ce système est surtout marqué par l'inexistence d'une Administration locale malgré son conseil d'administration. La concession de grandes étendues du territoire à des sociétés concessionnaires va poser un problème pour le recouvrement des impôts directs en nature. En effet les compagnies considéraient que tout ce qui était produit était leur propriété. Le ministère des Colonies donna l'ordre de recouvrer l'impôt en espèces en encourageant les compagnies à acheter des produits africains avec des devises. Les compagnies offrirent de se charger du recouvrement de l'impôt. Assez rapidement ce système engendra des abus scandaleux qui vont amener en 1905 la mission d'enquête de Brazza alors que Gentil est commissaire général. De retour au Congo, il soutient énergiquement la mission Gentil, au moment précis où le désastre de la colonne Vouet-Chanoine, le massacre du détachement Bretonnet et les hésitations de l'Administration centrale exigent une prompte et vigoureuse initiative.

23 mai 1898, le commissaire général Henri de Lamothe signe l'arrêté mettant en application le décret signé le 28 septembre 1897 créant un nouvel ordre judiciaire au Congo indépendant de la cour d'appel du Sénégal sur le modèle de ce qui existait déjà en Côte-d'Ivoire ou au Dahomey.

Juillet 1898, le secrétaire d'État aux Colonies, André Lebon, décide l'envoi de la "Mission Afrique Centrale-Tchad" à partir du Niger pour conquérir le Tchad après voir fait sa jonction avec la mission Foureau-Lamy partie d'Algérie, et la mission Gentil partie du Moyen-Congo.

Janvier 1899, la mission Voulet-Chanoine (les capitaines Paul Voulet et Julien Chanoine) quittent le fleuve Niger pour atteindre par l'ouest le lac Tchad. La colonne va s'avancer vers l'est à la lueur des incendies. On viole, on pend, on décapite, on pose les têtes sur la nappe du souper. Le lieutenant Peteau, renvoyé de la mission, écrit à sa fiancée le récit des atrocités. Cette lettre arrive sur le bureau du ministre Guillain en avril. Le chef du gouvernement, Charles Dupuy, alerté décide l'arrêt de la colonne.

Du 20 avril au 14 juillet 1899, le colonel Jean-François Klobb qui commande à Tombouctou est chargé d'arrêter la colonne. Après une poursuite de 2 000 kilomètres, aux portes de Zinder, près du village de Dankori, Klobb rejoint la colonne Voulet-Chanoine dont il pouvait suivre la trace à l'odeur de mort qu'elle laissait. Klobb se met en grand uniforme avec sa légion d'honneur. Voulet fait ouvrir le feu. Klobb tombe mort. Son adjoint, le lieutenant Meynier, est blessé. Voulet déclare alors à ses soldats qu'il n'est plus Français mais un chef noir. C'est finalement la troupe noire qui va rétablir la légalité. Chanoine est tué le 16 juillet et Voulet le 17. La colonne va continuer sa mission sous le nom des lieutenants, mission Joalland-Meynier.

15 juin 1899, la colonne commandée par Henri Bretonnet atteint le poste français de Kouno sur le Chari. Elle comprend 50 tirailleurs sénégalais, 2 officiers et 3 canons. Elle est rejointe par 400 hommes du sultan Gaourang. Cette colonne est une avant-garde de la mission Gentil.

8 juillet 1899, Bretonnet écrit à Gentil qu'il ne croit pas aux rumeurs indiquant que Rabah marche avec son armée sur Kouno, mais il demande quand même des renforts à Gentil. Malheureusement quand la lettre arrive à Gentil, il est déjà trop tard. Rabah avait atteint la colonne Bretonnet avec 2700 hommes armés et 10 000 auxiliaires.

17 juillet 1899, massacre à Togbao, près de Kouno, de la colonne commandée par Bretonnet dans le Chari par l'armée de Rabah.

Août 1899, la presse est informée des massacres de la colonne Voulet-Chanoine. En France, l'affaire Dreyfus va conduire le gouvernement et l'armée à étouffer l'affaire en accusant les capitaines Voulet et Chanoine d'être atteints de folie ("soudanite aiguë"). Ils semblent plutôt avoir été victimes de la syphilis au denier stade.

16 août 1899, deuxième mission Gentil. Le sultan Gouarang battu par Rabah fait appel à la France en vertu de son traité d'alliance. Gentil atteint Goura. Il y apprend la mort de Bretonnet.

28 octobre 1899, la mission Gentil attaque à Kouno la plus importante garnison de Rabah qu'il bat.

11 avril 1900, à Mandjafa, jonction des missions Gentil, Foureau-Lamy et Joalland-Meynier.

22 avril 1900, affrontement final des troupes françaises (regroupement des missions Lamy, Gentil et Joalland-Meynier) avec celles de Rabah à Kousséri. Le commandant Lamy qui les commandait est tué. Gentil prend le commandement.

29 mai 1900, fondation par Gentil de Fort-Lamy, actuellement Ndjamena.

28 avril 1900, Henri de Lamothe rentre en France à sa demande.

Novembre 1900, ce qui reste des colonnes Voulet-Chanoine et Klobb est de retour sur le bord du Niger. Le lieutenant Joalland, le médecin Henric et les sous-officiers qui faisaient partie de la colonne Voulet-Chanoine échapperont au conseil de guerre après la conquête du Tchad à laquelle ils avaient participé.

Entre 1901 et 1902, Henri de Lamothe est lieutenant-gouverneur de Cochinchine.

Du 26 octobre 1902 au 25 septembre 1904, Henri de Lamothe est Résident supérieur du Cambodge.

13 février 1904, signature du traité entre la France et le Siam (Thaïlande) pour fixer la frontière entre le Cambodge et le Siam. Une Commission mixte Franco-Siamoise est prévue pour faire ce travail.

25 mai 1904, mort du roi du Cambodge Norodom Ier. Son demi-frère Sisowath est désigné par le Conseil de Régence et le Résident supérieur plutôt que les enfants du roi. Cette situation donne à Henri de Lamothe l'occasion de présider à l'intronisation du roi Sisowath, ce qu'il fait avec le plus extrême respect des traditions cambodgiennes et sans le moindre déploiement de force militaire.

Du 25 septembre 1904 au 16 octobre 1905, Louis Jules Morel est Résident supérieur au Cambodge avant d'être nommé au Tonkin.

17 août 1905, ouverture du Musée d'archéologie de Phnom Penh pour accueillir les travaux de l'École française d'Extrême Orient.

Du 16 octobre 1905 au 16 décembre 1905, Olivier Charles Arthur de Lalande-Calan est Résident supérieur par intérim au Cambodge.

De fin 1905 jusqu'en 1906, au moment où il allait rentrer en France pour prendre sa retraite, Henri de Lamothe se voit confier une mission d'études à Java et aux îles Philippines. Les conclusions de son rapport signalent l'urgente nécessité de substituer, en Indochine, la politique d'association à la politique de domination. Elles furent adoptées par M. Clémentel, le ministre des Colonies d'alors, qui l'envoie de nouveau en Extrême-Orient pour poursuivre aux Indes anglaises ses études sur les différents procédés de gouvernement colonial.
Le 1er janvier 1907, Henri de Lamothe prend définitivement sa retraite. Il continue à s'intéresser aux questions coloniales françaises et étrangères et préconise dans la presse, ainsi qu'aux différents congrès, ses idées d'accession progressive des populations indigènes à la gestion des affaires de nos colonies de domination. Il collabore au Temps et à l'Illustration et publie des études sur la représentation coloniale au Parlement et sur les sociétés concessionnaires au Congo français.

En 1910, Henri de Lamothe se rend acquéreur avec M. Boulloche de 1 000 hectares à Prey Nop au Cambodge pour y tenter la culture des hévéas. En 1916, les terres reviennent au domaine.


Jean-Baptiste Philémon Lemaire  acting Commissaire général (28 Avril à décembre 1900) 

Jean-Baptiste Philémon Lemaire (7 juillet 1856 - 6 mai 1932) débuta sa carrière coloniale à Tahiti puis à la Martinique jusqu'en 1892. De 1899 à 1902, il occupa le poste de Gouverneur du Gabon, tout en étant nommé, en 1900, Gouverneur de l'Afrique Equatoriale Française, et Commissaire général du Congo jusqu'en 1904. Il quitte à cette date l'Afrique pour l'Asie puis l'Océanie.

La très courte période durant laquelle il séjourna en Afrique Equatoriale Française, et notamment au Gabon (1899-1902), établit la date très précoce de la collecte de ce masque jusqu'alors inédit, rendant plus important encore l'impact de sa découverte.

Il se rattache au corpus très restreint des masques blancs dits "ngontang", collectés entre la fin du XIXe siècle et les toutes premières années du XXe siècle. Offrant un style et une dimension comparables, l'exemplaire le plus célèbre, aujourd'hui conservé au Centre Pompidou, Paris (Rubbin, 1984, vol.I, p. 213), est celui ayant appartenu à Maurice de Vlaminck, puis à André Derain (1906). Deux autres masques collectés avant 1910 - celui du musée de Toledo (Perrois, 1985 : 147) et l'exemplaire de l'ethnografisch Museum d'Anvers (cf. Perrois, 2006 : 49) - attestent, en dépit de leur reproduction multiple dans les années 1930 - l'appartenance de ces masques à une "longue tradition sculpturale [...] dont la symbolique précise est malheureusement perdue" (Perrois, idem). Selon l'auteur, le masque ngontang, dont le terme signifie "la jeune femme blanche" était utilisé au cours d'une danse où l'on recherchait les sorciers et traitait les maladies.

Un cliché de l'atelier de Derain daté de 1912-1913, présentant parmi d'autres sculptures de sa collection, son masque Fang au graphisme épuré, le visage simplement enduit de kaolin, témoigne de l'intérêt d'un de ses "découvreurs" pour un art qui marquera profondément la création moderne.



Louis Albert GRODET Commissaire Général (Décembre 1900 - 21 Janvier 1904)

Louis Albert Grodet (1853-1933) est un ancien administrateur colonial français.

Le 26 décembre 1893 il devient gouverneur du Soudan français.

Il est commissaire général de l'Afrique équatoriale française de décembre 1900 au 21 janvier 1904

Emile GENTIL Commissaire général (21 janvier 1904 - 28 juin 1908) 

Émile Gentil (4 avril 1866 Volmunster - 30 mars 1914 Bordeaux) est un officier de marine français, explorateur et administrateur colonial.

Gentil est diplômé de l'École navale. Après avoir servi dans la Marine, il est chargé en tant qu'enseigne d'une mission hydrographique au Gabon, entre 1890 et 1892. Il choisit ensuite d'intégrer l'administration coloniale.

Son but est de trouver la voie la plus praticable entre le Gabon et le Tchad pour constituer un bloc unique.

Le 27 juillet 1895, il entreprend la remontée du fleuve Congo à bord du Léon-Blot, un vapeur monté sur place. Le Léon-Blot est démonté, transporté à travers la forêt tropicale pour naviguer sur l'Oubangui, le Kemo, son affluent, puis, après un nouveau démontage, le Chari.

En octobre 1897, il signe avec le sultan Gaourang un traité d'alliance qui confie à la France le protectorat sur le Baghirmi pour le protéger de Rabah.

Le 20 octobre, il pénètre dans le pays de Rabah et atteint le lac Tchad le 28. Il rentre ensuite en France.

Son but est de refouler Rabah, qui a défait Gaourang, qui demande secours en vertu du traité de protectorat. Le 16 août 1899, il atteint Gaoura, où il apprend la mort de Bretonnet, qui dirigeait une mission dans le Chari, tué lors du massacre de Togbao le 17 juillet.

Le 28 octobre 1899, il attaque à Kouno la plus importante garnison de Rabah qu'il défait. Le 11 avril 1900, à Mandjafa, il fait sa jonction avec les missions Foureau Lamy et Joalland-Meynier pour l'affrontement final avec Rabah, qui a lieu le 22 avril 1900 et au cours duquel le commandant Lamy est tué. Gentil prend le commandement et fonde, le 29 mai 1900, Fort Lamy — actuelle capitale du Tchad (Ndjamena).

Le 5 février 1902, il est nommé commissaire général du gouvernement au Congo. Hostile à la mission Brazza, venue enquêter en 1905, sur les exactions des Français à l'endroit des populations indigènes, malmené par la presse dans l'affaire des massacres du Congo, mais innocenté par la commission Lanessan, Gentil reste en poste et organise les quatre circonscriptions du Gabon, du Moyen-Congo, de l'Oubangui-Chari et du Tchad. Il quitte l'Afrique en 1910.

L'ensemble de ces missions a été consigné dans des Comptes rendus de la Société de géographie. Le gouvernement a conféré le nom de l'explorateur à un port établi à l'embouchure de l'Ogooué : Port-Gentil, au Gabon.

Martial Henri MERLIN Commissaire général(1908)

Martial Henri Merlin (1860-1935) est un ancien administrateur colonial, gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) à plusieurs reprises, de Madagascar, de l'Afrique équatoriale française (AEF) et de l'Indochine française.

Martial Merlin est né à Paris le 20 janvier 1860. Après cinq années de service militaire, de 1880 à 1885, il entre dans l'administration coloniale le 18 août 1887. Nommé au Bureau des Affaires politiques, il est promu directeur par le gouverneur du Sénégal, Henri Félix de Lamothe.

De 1901 à 1903 il est gouverneur en Guadeloupe.

À plusieurs reprises Gouverneur général par intérim en AOF, il joue un rôle déterminant dans l'arrestation et le deuxième exil, cette fois en Mauritanie, d'Ahmadou Bamba en 1903.

Également impliqué dans la valorisation de la colonie, il crée à Dakar en 1903 un jardin et une pépinière, connus sous le nom de Parc forestier et zoologique de Hann.

Succédant à Ernest Roume, Martial Merlin est nommé gouverneur général de l'AOF une première fois du 15 décembre 1907 au 9 mars 1908. À son départ, c'est William Merlaud-Ponty qui prend la relève. Lui-même devient gouverneur général de l'AEF du 28 juin 1908 au 15 mai 1917


Voyage[1] du gouverneur Merlin au Yunnan en 1924Du 24 juillet 1917 au 1er août 1918 il est gouverneur général à Madagascar.

Lorsque Joost van Vollenhoven quitte le poste à l'AOF le 22 janvier 1918, l'intérim est assuré par Gabriel Louis Angoulvant et Charles Désiré Auguste Brunet, puis c'est Martial Merlin qui reprend ses fonctions à la tête de l'AOF du 16 septembre 1919 au 18 mars 1923. Jules Carde lui succède cette fois.

D'août 1923 à avril 1925, il est gouverneur de l'Indochine française.

Il meurt à Paris le 8 mai 1935


AFRIQUE EQUATORIAL FRANCAISE

lundi 4 janvier 2010, 21:49

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Martial Henri MERLIN, Gouverneur général (28 Juin 1908 - 1 mai 1917)

Martial Henri Merlin (1860-1935) est un ancien administrateur colonial, gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) à plusieurs reprises, de Madagascar, de l'Afrique équatoriale française (AEF) et de l'Indochine française.

Martial Merlin est né à Paris le 20 janvier 1860. Après cinq années de service militaire, de 1880 à 1885, il entre dans l'administration coloniale le 18 août 1887. Nommé au Bureau des Affaires politiques, il est promu directeur par le gouverneur du Sénégal, Henri Félix de Lamothe.

De 1901 à 1903 il est gouverneur en Guadeloupe.

À plusieurs reprises Gouverneur général par intérim en AOF, il joue un rôle déterminant dans l'arrestation et le deuxième exil, cette fois en Mauritanie, d'Ahmadou Bamba en 1903.

Également impliqué dans la valorisation de la colonie, il crée à Dakar en 1903 un jardin et une pépinière, connus sous le nom de Parc forestier et zoologique de Hann.

Succédant à Ernest Roume, Martial Merlin est nommé gouverneur général de l'AOF une première fois du 15 décembre 1907 au 9 mars 1908. À son départ, c'est William Merlaud-Ponty qui prend la relève. Lui-même devient gouverneur général de l'AEF du 28 juin 1908 au 15 mai 1917


Voyage[1] du gouverneur Merlin au Yunnan en 1924Du 24 juillet 1917 au 1er août 1918 il est gouverneur général à Madagascar.

Lorsque Joost van Vollenhoven quitte le poste à l'AOF le 22 janvier 1918, l'intérim est assuré par Gabriel Louis Angoulvant et Charles Désiré Auguste Brunet, puis c'est Martial Merlin qui reprend ses fonctions à la tête de l'AOF du 16 septembre 1919 au 18 mars 1923. Jules Carde lui succède cette fois.

D'août 1923 à avril 1925, il est gouverneur de l'Indochine française.

Il meurt à Paris le 8 mai 1935


Gabriel Louis Angoulvant gouverneur général (15 mai 1917 - 16 mai 1920 )

Gabriel Louis Angoulvant (1872-1932) est un administrateur colonial français, en poste dans plusieurs pays d'Asie et d'Afrique, puis gouverneur général en AEF et en AOF.

Gabriel Angoulvant est né à Longjumeau dans l'Essonne le 8 février 1872. Major de la promotion 1891 à École coloniale, titulaire d'un brevet de la section administrative, il étudie aussi le chinois et l'annamite à l'École des langues orientales, avant d'embrasser une carrière dans l'administration coloniale[1].

Il est tout d'abord chancelier de résidence au Tonkin, vice-consul en Chine, secrétaire général à Djibouti. Il publie alors Djibouti, Mer Rouge, Abyssinie (1902). La suite de son parcours le mène au Congo et en Guadeloupe, puis à Saint-Pierre-et-Miquelon et dans l'Inde française (1906).

Le 25 avril 1908 il est nommé gouverneur en Côte d'Ivoire où il séjournera pendant huit ans. Dans ce pays la résistance à la pénétration coloniale est vive. Pour asseoir rapidement et définitivement l'autorité de la France sur le territoire, Angoulvant opte pour l'accélération forcée de la colonisation :

« Je désire qu'il n'y ait désormais aucune hésitation sur la ligne politique à suivre. Cette ligne de conduite doit être uniforme pour toute la Colonie. Nous avons deux moyens de les mettre en pratique : ou attendre que notre influence et notre exemple agissent sur les populations qui nous sont confiées ; ou vouloir que la civilisation marche à grands pas, au prix d'une action... J'ai choisi le second procédé[2]. »
Au moment de l'insurrection des Baoulé en Côte d'Ivoire (1908-1910), il entreprend la pacification du pays : opérations militaires, internements, amendes de guerre, regroupement de villages. Il expose son bilan dans La Pacification de la Côte d'Ivoire, 1908-1915 : méthodes et résultats (1916).

Il devient gouverneur général de l'Afrique équatoriale française le 15 mai 1917.

Lorsque le gouverneur de l'Afrique occidentale française (AOF) Joost van Vollenhoven démissionne le 11 janvier 1918 avant de mourir au champ d'honneur le 20 juillet 1918, Gabriel Angoulvant fait fonction jusqu'au 30 juillet 1919. Auguste Brunet prendra alors la relève pour quelques semaines, avant la nomination de Martial Merlin.

Alors que son prédécesseur, Van Vollenhoven, avait émis un avis dévavorable au principe d'un nouveau recrutement de tirailleurs sénégalais, le gouverneur fraîchement promu soutient au contraire l'action de Blaise Diagne :

«  « La France d'abord, la victoire avant tout.. ». Un enthousiasme évident était suscité dans un grand nombre de milieux autochtones par la présence d'un frère de race parvenu à une haute situation dans le pays[3]. »
En 1920 il prend sa retraite et rentre en France. Nommé commissaire général de l'Exposition coloniale internationale de Paris – prévue pour 1925, mais qui n'aura finalement lieu qu'en 1931 –, il doit renoncer à cette fonction, car il est élu député de l'Inde française aux élections législatives du 11 mai 1924. Il adhère à la gauche radicale et continue de s'intéresser aux affaires coloniales, participe à des commissions et s'implique dans divers projets intéressant les pays d'outre-mer.

Battu aux élections du 22 avril 1928, il entreprend un voyage de plusieurs mois en Asie et publie Étapes asiatiques (1930).

Il meurt le 15 octobre 1932 à Paris. Il était Commandeur de la Légion d'Honneur.


Mauric pierre LAPALUD Acting Gouverneur général (16 MAI au 5 Semptembre 1920)

Maurice Lapalud, né le 22 septembre 1868 à Milliana en Algérie, était un administrateur colonial : après occupé divers postes dans l'administration coloniale au Congo et en Inde, il fut gouverneur du Gabon en 1918 et gouverneur de Côte d'Ivoire entre 1925 à 1930, en remplacement de Raphaël Antonetti. Après avoir fait fonction de gouverneur général de l'A.E.F. en 1920, il était au préalable gouverneur de La Réunion du 22 août 1923 au 2 octobre 1924. Il sera remplacé à Abidjan par Jules Brévié.
Une place d'Abidjan porte son nom

Jean Victor Augagneur Gouverneur général (05 Septembre 1920 au 21 Août 1923)

Il était né à Lyon, le 16 mai 1855, d'une famille de la bourgeoisie catholique. Après des études au séminaire de Semur-en-Brionnais, il opta finalement pour la filière médicale où il gravit les échelons: interne des hôpitaux en 1875, il fut reçu docteur en 1879. Chef de clinique chirurgicale à la faculté de médecine de Lyon en 1881, il fut nommé chirurgien à l'hôpital de l'Antiquaille avant de décrocher l'agrégation en 1886 et de devenir professeur titulaire de pathologie chirurgicale en 1894.

Sans distinction, il tient du boucher de barrière avec des allures de toucheur de boeuf


Tel était le délicat portrait que traçait de Victor Augagneur le satirique journal Guignol alors que conseiller municipal de Lyon depuis 1888 sur la liste du Maire Gailleton (lui-même médecin), il venait d'être élevé au rang d'adjoint (1890). Une position qui l'encouragea à persévérer, malgré l'enseignement et des travaux qui eurent une autorité dans le monde médical concernant un fléau de l'époque: la syphilis. Sa thèse de doctorat, en 1879, avait pour sujet "La syphilis héréditaire tardive". Dans ce domaine, il tranchait par ses prises de position, hostiles à la police des mœurs, et à la réglementation de la prostitution.
A l'assaut de la mairie, en 1892, Augagneur conduisit sa propre liste, au pas de charge, prônant le réformisme des intellectuels socialistes indépendants ou républicains-socialistes. Les Lyonnais le rejetèrent ainsi qu'en 1896. Il lui fallut attendre 1900 pour se voir enfin récompensé de ses efforts et s'installer dans le fauteuil de maire.

Son autoritarisme lui valut des surnoms comme "Victor-le-Glorieux", "Victor Ier", "l'Empereur" ou "César". Il défendit la suppression des octrois de Lyon, qui frappaient les denrées de première nécessité et dont on dénonçait ici et là, depuis des lustres, l'existence pénalisante. L'affaire, houleuse lors des débats municipaux, remonta jusqu'à la Chambre pour aboutir, en juin 1901, au vote d'une loi sur la suppression des octrois, auxquels on substitua d'autres taxes, sur les alcools en particulier.
Augagneur envisagea de repousser les frontières de sa ville. La formation d'un "Grand Lyon" reçut d'abord l'approbation unanime de son conseil. Mais le projet fut vigoureusement combattu et il regagna de profonds tiroirs où il dort, semble-t-il toujours. Franc-Maçon, Augagneur fut Vénérable de la Loge "Les Amis de la Vérité" à Lyon.
On s'interroge encore sur le choix qu'il fit en 1905 d'accepter le poste de gouverneur général de Madagascar et de renoncer à sa mairie. Certains y virent des motifs d'ordre personnel liés à sa vie privée. Le jeune Edouard Herriot, son surprenant successeur, ne lui laissera pas le loisir de la reconquérir.

Premier gouverneur général civil à Madagascar, succédant au général Gallieni, de 1905 à 1910, le gouverneur Augagneur essaya de rémedier à ce qu'il y avait de trop rigide dans la situation consécutive à la conquête: il supprima les derniers cercles militaires qui commettaient des abus regrettables, ainsi que les offices du travail fournissant de la main d'oeuvre gratuite...

Les faits marquants sous son administration furent le début de la production de vanille dans la région d'Antalaha, la découverte du gisement de charbon de la Sakoa, l'équipement en phares des côtes de Madagascar, la suppression de toute subvention à l'enseignement privé, le début de l'enseignement secondaire public, un décret organique créant la justice indigène à Madagascar, et surtout l'accession des Malgaches aux droits de citoyens français (décret du 3 mars 1909).
Augagneur revint à Lyon en 1910. Il retrouva, au premier tour des élections d'avril de cette année-là, son siège de député du Rhône mais son destin national l'écarta une nouvelle fois de sa mairie. Appelé en juin 1911 par Joseph Caillaux au ministère des Travaux publics, des Postes et des Télégraphes puis en 1914, dans un cabinet dirigé par Viviani, à l'Instruction publique et aux Beaux-arts, la guerre le vit ministre de la Marine, mais Augagneur fut mis en difficulté après l'échec des Dardanelles. Il retourna fin 1915 aux bancs de la Chambre, prenant place dans d'innombrables commissions parlementaires.
La paix revenue, Augagneur connut des fortunes diverses. Non réélu aux élections de 1919, il s'abstint aux suivantes et se consola avec un poste de gouverneur de l'Afrique équatoriale française (1920-1923) où il renouvela de manière rationnelle l'organisation sanitaire de cette colonie et entrepris la construction de la ligne de chemin de fer "Congo-Océan" de triste mémoire.
Mais son coeur battait toujours pour Lyon. S'il retrouva son siège de député du Rhône en 1928, l'année suivante, quoique septuagénaire, il repartit à l'assaut de la mairie mais la forteresse tenue par Herriot résista à cet entêtement mêlé de dépit. C'était son ultime combat puisqu'il mourra le 23 avril 1931 dans une maison de santé, la Clinique Saint-Rémy, du docteur Besançon, 46, boulevard Carnot au Vésinet.

Le président de la Chambre, Fernand Bouisson, prononça devant les députés son éloge funèbre, tandis que Le Progrès lui consacra une modeste colonne à la Une, annonçant sa disparition.


Robert Paul Marie de Guise, acting Gouverneur général (21 Août 1923 - 08 Juillet 1924)

mardi 5 janvier 2010, 01:34

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Matteo-Mathieu-Maurice Alfassa acting Gouverneur général (08 Juillet au 16  Octobre 1924)

mardi 5 janvier 2010, 01:37

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Raphaël Antonetti Gouverneur Général (16 Octobre 1924 - 17 Novembre 1934)

Raphaël Valentin Marius Antonetti était un administrateur colonial : il fut gouverneur du Dahomey en 1909 et 1911, gouverneur du Sénégal de 1914 à 1917, remplacé par Fernand Leveque, et gouverneur de Côte d'Ivoire de 1918 à 1924, ou il succéda à Gabriel Angoulvant et ou il sera remplacé par Maurice Lapalud.

Le 8 juillet 1924 Raphaël Antonetti est nommé gouverneur général de l'AEF, il n'a pas en France laissé un souvenir suffisant pour que le Petit Larousse lui fasse une place d'honneur dans son panthéon. Il demeure cependant au Congo une gloire nationale pour avoir permis la réalisation du Chemin de Fer Congo-Océan. Il dispose à Pointe-Noire d'un monument à sa gloire, tout juste rénové.


En aval du fleuve Congo, la Société de construction des Batignolles oeuvrait à hauteur de 172 kilomètres (traversant la forêt). A partir de Brazzaville, la Compagnie lyonnaise de l'Afrique équatoriale (COLYAF) s'attaquait au 330 kilomètres restants. Des deux extrémités de la future voie, les difficultés étaient les mêmes, qui ont fortement ralenti les travaux. Problèmes techniques d'abord : l'approvisionnement des camps de la SCB dans le Mayombe se faisait souvent à dos d'homme ; celui des chantiers de la COLYAF était lent, parce que les matériaux importés (ciment, en particulier) venaient toujours par la voie belge avant de traverser le fleuve à Brazzaville et d'être acheminés ensuite jusqu'aux entrepôts
Problèmes géographiques ensuite. Les deux tronçons, l'un de Brazzaville, l'autre de Pointe-Noire, étaient séparés par l'enfer du Mayombe : 83 kilomètres à travers le massif et la forêt où des hommes avaient commencé à mourir. L'instabilité du terrain faisait déplacer les chantiers et les rails nouvellement posés. Des légendes naquirent : les énormes plaques, qui formaient "la porte du Mayombe", se fermaient toutes les nuits et annihilaient tous les efforts pour les transpercer dans la journée. Au PK 95 (à partir de Pointe-Noire), des dizaines de travailleurs moururent, noyés, dans la rivière Loukoula car le safoutier sur lequel ils montaient pour en cueillir les fruits se courbait systématiquement pour les plonger dans l'eau dont le génie susceptible n'acceptait pas leur présence.

Les faits sont réels. Les explications appartiennent au merveilleux dans lequel se réfugient habituellement les humains. Instable, trop humidifiée par ses rivières et ses pluies, reposant sur un tissu de racines géantes et des couches de grès disjointes, la terre du Mayombe se retirait dès qu'on la dérangeait.

L'administration devait fournir la main-d'œuvre sur les deux tronçons mais très vite elle n'arriva même plus à fournir aux constructeurs le quart de la main d'oeuvre promise initialement. Au départ, les travailleurs étaient engagés pour un an à l'issue duquel ils étaient relevés sans trop de difficultés.

Le gouverneur général Raphaël Antonetti s'était trompé quand il proclamait : "J'ai décidé que le recrutement des travailleurs se ferait sur place, c'est-à-dire sur une bande de territoire dont la future voie ferrée sera l'axe et qui s'étendra au nord et au sud de cette voie jusqu'à une distance qui, autant que possible, ne devra pas dépasser 100 km. " En effet les "réserves humaines" se sont épuisées le long des chantiers et les "mâles adultes" fuyaient les recruteurs. Ils désertaient leurs villages pour s'engager dans les concessions, préférant l'agriculture ou la cueillette de caoutchouc au portage des traverses et des rails. " D'autres se transplantèrent dans les territoires qui échappaient alors au recrutement.

L'administration coloniale entreprit alors une véritable chasse à l'homme avec des sous-officiers peu scrupuleux, secondés par des miliciens ouest-africains. Entre Brazzaville et l'Océan, on amenait aux points de rassemblement les Bakongos, les Bayakas, les Bayombes la corde au cou. Des Babembes, "résistaient ouvertement au recrutement et jouaient facilement du couteau de la machette et du fusil puis prenaient la brousse", rapporte un ancien administrateur de la région. D'autres tendaient des embuscades aux recruteurs pour libérer les captifs. Puis on alla chercher les travailleurs en Oubangui-Chari, au Cameroun, au Tchad. A défaut de Babembes, de Bakongos ou de Baoumbos, on fit venir les Boubanguis, les Bandas, les Mandjias et les Saras.


Géorges Edouard Alexandre RENARD acting Gouverneur Général (17 novembre 1934 - 15 mars 1935)

mardi 5 janvier 2010, 01:48

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Marcel Alix Jean MARCHESSOU Acting Gouverneur Général (20 mars 1935 - 05 Avril 1936)

mardi 5 janvier 2010, 01:48

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Dieudonné RESTE Gouverneur Général (05 Avril 1936 - 21 Avril 1939)

Dieudonné Reste de Roca, né à Pia dans les Pyrénées-Orientales le 2 mai 1879 et décédé à Paris le 15 mars 1976, était un administrateur colonial.

Il fut lieutenant-gouverneur au Tchad de 1923 à 1925, puis à nouveau en 1926, gouverneur du Dahomey en 1929, gouverneur de Côte d'Ivoire entre 1931 et 1935. En 1935, il est nommé gouverneur général de l'A.E.F., poste qu'il occupera jusqu'au 21 avril 1939.

Après avoir participé à la résistance française dans les Pyrénées, il sera maire du Perthus. Il sera élu député, représentant le territoire de Côte d'Ivoire, à la première assemblée constituante le 4 novembre 1945. Lors de ce scrutin, le second député du territoire, représentant les « non citoyens », était Félix Houphouët-Boigny, futur président de la république[Note 1]. Il y avait alors, pour ce territoire, un député représentant 2800 votants et un député représentant environ 10 millions de personnes[1].

Pendant son mandat de député, il est nommé juré à la Haute Cour de justice dont la mission était de juger les hommes du Régime de Vichy, c'est-à-dire le chef de l'État français Philippe Pétain, les membres de ses gouvernements (premier ministre, ministres, secrétaires d'État), les commissaires généraux, les résidents généraux, les gouverneurs généraux, les hauts-commissaires.

Il ne sera pas réélu lors du scrutin de la deuxième assemblée constituante en juin 1946.

Léon SOLOMIAC acting Gouverneur Général (21 Avril au 03 Septembe 1939)

mardi 5 janvier 2010, 01:56

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François Pierre Boisson Gouverneur Général (03 Septembre 1939 - 28 Août 1940)

Pierre François Boisson (1894-1948) est un ancien administrateur colonial français, gouverneur général de l'AEF et de l'AOF.

Fils d'instituteurs, ancien combattant et mutilé de la Première Guerre mondiale, Pierre Boisson intègre en février 1917 l'École coloniale où il est le major de sa promotion.

Il est gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) une première fois du 29 octobre 1938 au 10 août 1939, puis il occupe la même fonction en Afrique équatoriale française (AEF) du 3 septembre 1939 au 28 août 1940, puis revient à la tête de l'AOF du 25 juin 1940 au 13 juillet 1943.

Loyal au régime de Vichy, il s'oppose, lors de la Bataille de Dakar en septembre 1940, à la tentative de débarquement des forces alliées conduites par le général de Gaulle.

Le 19 novembre 1942 encore, malgré le débarquement anglo-américain en Afrique du Nord, et le ralliement de l'Armée d'Afrique, Adolphe Gaétan est fusillé pour "menées gaullistes"[1]

Le 7 décembre 1942, l'AOF se rallie enfin à l'amiral Darlan et aux Alliés. Après son ralliement, Pierre Boisson mène en AOF une politique d'intensification de la production agricole, destinée à ravitailler les troupes alliées.

En novembre 1943 il est convoqué devant la commission d'épuration. Par la suite il est inculpé par le tribunal militaire d'Alger, révoqué sans pension et renvoyé chez lui. Cependant, au lendemain de la guerre il se voit à nouveau notifier le chef d'inculpation d'indignité nationale. Condamné par la Haute cour de justice en juillet 1948, il meurt peu après

Louis Husson Acting Gouverneur général (17 Juillet au 28 Août 1940)

1940
L. Husson

Edgard de LARMINAT Acting Gouverneur général (28 Août 1940 - 11 Août 1941)

Edgard de Larminat, né le 29 novembre 1895 à Alès (Gard) et mort le 1er juillet 1962 à Paris, est un général français, qui combattit lors des deux guerres mondiales. Compagnon de la Libération, il est un des premiersmilitaires français à rejoindre les forces françaises libres en 1940

Né en 1895 à Alès, dans le Gard, où son père est officier des eaux et forêts, il étudie successivement à Alès, Gap, Troyes et Dijon. Admissible au concours de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en 1914, il passe les oraux, qui sont interrompus par la déclaration de la Première Guerre mondiale.

Engagé comme simple soldat au 27e RI, il est détaché au 134e RI, où il suit les cours spéciaux des élèves de Saint-Cyr. Puis, affecté au 321e RI, il est promu aspirant en août 1915 et sous-lieutenant en décembre suivant.

Blessé au fort de Vaux à Verdun, en juin 1916, il refuse de se faire évacuer. Élevé au grade de lieutenant en décembre 1916 et de capitaine en septembre 1917, il est gazé en mars 1918 et blessé en juin suivant.

Larminat termine cette guerre avec quatre citations, la Légion d'honneur et le grade de capitaine. Il a 23 ans.


En octobre 1919, il choisit l'infanterie coloniale et part pour deux ans et demi au Maroc. Là, il prend part au combat contre les Djebalas en avril-mai 1921. Puis il est attaché à l'état-major du gouverneur général en AOF, avant d'être nommé commandant en Mauritanie.

Entre 1925 et 1928, il est successivement affecté au 1er bataillon de tirailleurs sénégalais, au 1er régiment d'infanterie coloniale (RIC) et au 22e RIC.

En mai 1928, il se rend en Indochine, où il intègre le cabinet militaire du gouverneur général. Promu chef de bataillon en septembre 1929, il prend le commandement du 4e régiment de tirailleurs sénégalais à Fréjus, en février 1931.

Puis, de 1933 à 1935, il étudie à l'École de guerre et en sort lieutenant-colonel.


En mars 1940 il est promu colonel, alors qu'il est chef d'état-major du général commandant les troupes du Levant. En mai 1940, il est nommé chef d'état-major du général commandant le théâtre d'opérations du Moyen-Orient.

En juin, refusant la défaite, il diffuse des ordres pour créer une force de volontaires destinée à rejoindre les Britanniques, ce qui lui vaut d'être arrêté et emprisonné à Damas. Il s'évade rapidement et rejoint les Forces françaises libres en Palestine.

En août 1940, il contribue au ralliement du Moyen-Congo à la France libre. Nommé gouverneur général de l'AEF puis membre du Conseil de Défense de l'Empire, Haut-Commissaire, il est nommé au grade de général de brigade en juillet 1941. De son côté, le régime de Vichy le condamne à mort par contumace.

Le 18 février 1941, il publie la Position des Français libres vis-à-vis des problèmes nationaux.

Il organise des bataillons africains des FFL formant la 1re division française libre et la Colonne Leclerc.

En décembre 1941, il est nommé adjoint du général Catroux, commandant en chef au Levant et prend le commandement des 1re et 2e Brigades FFL pendant la campagne de Libye où il organise la défense Bir Hakeim. En juillet 1942, il subit un grave accident de voiture en Égypte.

Promu au grade de général de division en septembre 1942, il prend le commandement de la 1re DFL en janvier 1943 et se rend en Tunisie. En juin 1943, il devient chef d'état-major général des FFL.

Il rejoint le Corps expéditionnaire français du général Juin ou il commande le 2e Corps d'armée. Là, son sens tactique et son esprit de décision lors des combats contre les Allemands dans la région de Viterbo lui valent une nouvelle citation en juin 1944. En août 1944, il participe au débarquement en Provence avec la 1re armée comme commandant d'un corps d'armée.

En octobre 1944, il est nommé à la tête du front de l'Atlantique et chargé de réduire la résistance allemande de l'Atlantique notamment de Lorient, La Rochelle, Rochefort et Royan-Pointe de Grave. Pendant l'hiver 1944-1945, il réorganise les FFI en cinq divisions d'infanterie. Ainsi, en avril 1945, il prend toutes les positions allemandes de la Gironde, la libération du port de Bordeaux. Après la capitulation de l'Allemagne, il prend possession de La Rochelle, Saint-Nazaire et Lorient.


En novembre 1945, il est nommé Inspecteur Général des Troupes d'Outre-mer. Il participe aux négociations entourant le départ des troupes françaises de Syrie en 1946. Nommé aux rang et appellation de général d'armée en 1953, puis Inspecteur des troupes coloniales en 1955, il est versé un an après en 2e section du cadre de réserve.

En juin 1962, rappelé, il est nommé président de la Cour militaire de justice chargée de juger les participants au putsch d'Alger en avril 1961. Le 1er juillet 1962, il met fin à ses jours.

Il est le premier président de l'Association des Français libres de juin 1945 à 1962[1].


Adolphe Félix Sylvestre EBOUE Gouverneur Général (11 Août 1941 - 15 févril 1944)  (1940)

Adolphe Sylvestre Félix Eboué (26 décembre 1884, Cayenne, Guyane française - 17 mai 1944, Le Caire, Égypte) était un administrateur colonial et homme politique français. Il est membre de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO) jusqu'en septembre 1939 et franc-maçon. Il fut, d'une part, un grand humaniste noir mais, en même temps, un serviteur zélé de l'ordre colonial.

Félix Éboué est né le 26 décembre 1884, petit-fils d'esclave, à Cayenne. Il est le quatrième d'une famille de cinq frères. Son père Yves Urbain Éboué était orpailleur, d'abord sur le placer « Enfin » (Haute Mana), puis directeur-adjoint du placer « Dieu Merci ». Sa mère, Marie Joséphine Aurélie Leveillé, épicière originaire de Roura, remplaça les absences fréquentes et prolongées de son mari pour élever ses enfants. Madame Éboué possédait une connaissance pointue des traditions guyanaises en particulier des dolos (proverbes guyanais) qui émaillaient ses phrases.

Après de brillantes études à Cayenne, il obtient en 1898 une bourse d'étude pour la France et part à Bordeaux au Lycée Montaigne. Dans la capitale girondine, en complément de ses études, Félix Eboué s'adonne au sport et particulièrement au football et devient capitaine de l'équipe du lycée, les « Muguets ». Avec celle-ci, il se déplace à Strasbourg, en Belgique et en Angleterre. Ces déplacements lui permettent d'étudier sur le vif le tempérament des joueurs et des habitants de la région. Les comptes rendus des journaux régionaux (Le Phare de la Loire, Le Populaire) enregistraient les succès de l'équipe bordelaise et rendaient avec détails, l'entrain et l'adresse d'un joueur noir de cette équipe auquel était due en grande partie la victoire. Sous les couleurs du Stade bordelais U.C. (SBUC) et du Sporting Club Universitaire de France (SCUF), il connaît les joies du stade. Il obtient à Bordeaux son baccalauréat ès lettres, puis part s'installer à Paris où il suivra des études de droit tout en suivant l'enseignement de l'École coloniale (où est formée l'élite des administrateurs de la France d'Outre-Mer). Il obtient en 1908 sa licence à la faculté de droit.

Élève administrateur des colonies puis administrateur-adjoint Félix Éboué est affecté en 1910 en Afrique équatoriale française à Madagascar puis en Oubangui. Il s'efforce d'apprendre les usages et coutumes de ses administrés, ce qui lui permet de mieux asseoir son administration. Ainsi, il fait publier en 1918 une étude sur les langues Sango, Banda et Mandjia.

Son approche de l'administration basée sur l'épanouissement des valeurs humaines et sociales dans un cadre de concertation et de respect des traditions africaines est très appréciée et il est nommé en 1927 chevalier de la Légion d'honneur sur la proposition du ministre de l'Instruction Publique.

Il passe vingt années de service en Afrique équatoriale française qui lui permettront de donner sa mesure et de révéler ses qualités d'administrateur.

Durant trois congés successifs, Félix Éboué revint en Guyane retrouvant avec plaisir sa famille et ses amis et partageant avec eux souvenirs et expériences africaines. C'est ainsi qu'il fit découvrir l'écrivain René Maran, guyanais comme lui, adjoint des Affaires Civiles en AEF, qui en 1921 reçut le prix Goncourt pour son roman Batouala. Au cours d'un de ses congés en Guyane (1921), il épouse Eugénie Tell à Saint-Laurent-du-Maroni.

Sa mère meurt en 1926 rejoignant son père disparu des années auparavant.

Félix Éboué est nommé secrétaire général en Martinique, de juillet 1933 à janvier 1934 pour remplacer le gouverneur titulaire parti en congé pour deux ans.

Après un passage au Soudan français, il est élevé au rang de gouverneur et nommé en Guadeloupe en 1936. C'est le premier noir à accéder à un grade aussi élevé. En Guadeloupe, il met en pratique son esprit de conciliation dans un contexte social troublé. À l'occasion de la remise solennelle des prix le 1er juillet 1937 au lycée Carnot de Pointe-à-Pitre, il adresse à la jeunesse d'Outre-Mer son célèbre discours « Jouer le jeu » dont voici quelques extraits :

« Jouer le jeu, c'est être désintéressé
Jouer le jeu, c'est piétiner les préjugés, tous les préjugés et apprendre à baser l'échelle des valeurs sur les critères de l'esprit.
Jouer le jeu, c'est mépriser les intrigues et les cabales, ne jamais abdiquer, malgré les clameurs ou menaces, c'est poursuivre la route droite qu'on s'est tracée.
Jouer le jeu, c'est savoir tirer son chapeau devant les authentiques valeurs qui s'imposent et faire un pied-de-nez aux pédants et aux attardés.
Jouer le jeu, c'est aimer les hommes, tous les hommes et se dire qu'ils sont tous bâtis sur une commune mesure humaine qui est faite de qualités et de défauts.
Jouer le jeu, c'est mériter notre libération et signifier la sainteté, la pureté de notre esprit... »


Devant la menace d'un futur conflit, il est nommé en 1938 gouverneur du Tchad, avec mission d'assurer la protection de la voie stratégique vers le Congo français ; il fait construire les routes qui devaient permettre en janvier 1943 à la colonne Leclerc de remonter rapidement à travers le Tibesti vers l'Afrique du Nord.

Dès le 18 juin 1940, Félix Éboué se déclare partisan du général de Gaulle, dont il a entendu l'appel à la radio. Le 26 août, à la mairie de Fort-Lamy, il proclame, avec le colonel Marchand, commandant militaire du territoire, le ralliement officiel du Tchad au général de Gaulle, donnant ainsi « le signal de redressement de l'empire tout entier» et une légitimité politique à la France Libre, jusqu'alors dépourvu de tout territoire. René Pleven, envoyé du général de Gaulle assistait à cette proclamation. Le 15 octobre Félix Éboué reçoit de Gaulle à Fort-Lamy, qui va le nommer, le 12 novembre, gouverneur général de l'Afrique équatoriale française. Le 29 janvier 1941, il sera parmi les cinq premières personnes à recevoir du général de Gaulle la croix de l'Ordre de la Libération. Il transforme l'AEF en une véritable plaque tournante géostratégique d'où partent les premières forces armées de la France libre, conduites par les généraux de Larminat, Kœnig et Leclerc.

Résidant à Brazzaville, il organise une armée de 40 000 hommes et accélère la production de guerre où il peut enfin appliquer la « politique indigène » qu'il a eu le temps de mûrir au cours de sa longue carrière.

À l'exemple de Lyautey, il souhaitait que les autochtones puissent conserver leurs traditions et pensait que l'appui des chefs coutumiers était indispensable. Il combattit pour l'insertion de la bourgeoisie indigène dans la gestion locale. Il a consigné toutes ses idées dans son étude intitulée La Nouvelle Politique indigène pour l'Afrique équatoriale française.

La conférence des hauts dirigeants administratifs des territoires africains tenue à Brazzaville le 22 janvier 1944 retient la thèse d'Éboué sur l'assimilation. Il ne verra pas les réalisations issues de cette conférence, fatigué, il part se reposer en Égypte, après avoir séjourné en Syrie. Il meurt au Caire le 17 mai 1944 d'une congestion cérébrale. Entouré de sa femme, de sa fille et de son fils cadet.

La capitale du Congo et ancienne capitale de l'AEF conserve le souvenir de l'ancien Gouverneur Général:

Statue de Félix Éboué par le sculpteur Jonchère, posée en 1957 devant le stade qui porte son nom.
L'ancienne Avenue Félix Faure est devenue après la Guerre l'Avenue Félix Éboué (quartier de la Plaine).
Le stade au rond point du quartier de Poto-Poto porte son nom.
Au Palais du Peuple, ancien palais du Gouvernement Général et actuelle Présidence, a été reconstitué son bureau.

Ange Marie Charles André BAYARDELLE Acting Gouverneur Général (15 février au 02 Octobre 1944)

Ange Marie Charles André Bayardelle, né en 1896 et mort en 1947, est un haut fonctionnaire de l'administration coloniale française. Il fut gouverneur général de l'Afrique équatoriale française (AEF).

Il est secrétaire général de Nouvelle-Calédonie jusqu'en janvier 1941. Il publie, en octobre 1940, un rapport[1] sur les circonstances du ralliement de la colonie à la France Libre.

Du 30 décembre 1942 au 22 juin 1943, André Bayardelle est nommé, par le gouvernement de la France Libre, à la tête du protectorat français du Somaliland.

Gouverneur provisoire de l'AEF le 15 février 1944, où il succède à Félix Éboué, il sera titulaire du poste du 2 octobre 1944 au 3 août 1946 . Il est alors remplacé par son secrétaire Jean-Louis Marie André Soucadaux. Il eut Jean-Hilaire Aubame comme conseiller, durant son mandat à la tête de l'AEF.

Ange Marie Charles André BAYARDELLE Gouverneur Général (02 Otobre 1944 - 03 Août 1946)

Ange Marie Charles André Bayardelle, né en 1896 et mort en 1947, est un haut fonctionnaire de l'administration coloniale française. Il fut gouverneur général de l'Afrique équatoriale française (AEF).

Il est secrétaire général de Nouvelle-Calédonie jusqu'en janvier 1941. Il publie, en octobre 1940, un rapport[1] sur les circonstances du ralliement de la colonie à la France Libre.

Du 30 décembre 1942 au 22 juin 1943, André Bayardelle est nommé, par le gouvernement de la France Libre, à la tête du protectorat français du Somaliland.

Gouverneur provisoire de l'AEF le 15 février 1944, où il succède à Félix Éboué, il sera titulaire du poste du 2 octobre 1944 au 3 août 1946 . Il est alors remplacé par son secrétaire Jean-Louis Marie André Soucadaux. Il eut Jean-Hilaire Aubame comme conseiller, durant son mandat à la tête de l'AEF.

Jean Louis Marie André SOUCADAUX Acting Gouverneur Général (03 Août 1946 - 05 Juin 1947) "1ère fois"

mardi 5 janvier 2010, 02:10

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Laurent Elisée PECHOUX Acting Gouveneur Général (05 Juin au 05 juillet 1947)

Laurent Elisée Péchoux, né en 1904 et décédé en 2000, était un administrateur colonial : il fut gouverneur de Côte d'Ivoire entre 1948 et 1952 en remplacement de André Latrille, après avoir fait fonction de gouverneur général de l' A.E.F. de juin à juillet 1947. Il sera ensuite commissaire français du Togo, alors protectorat français, en remplacement de Yves Digo, de 1952 à 1955, date à laquelle il est remplacé par Jean Bérard. Il occupera ensuite le poste de Haut commissaire en Nouvelle-Calédonie jusqu'en 1962.

Charles LUIZET Gouverneur Général (05 Juillet au 17 Septembre 1947)

Charles Luizet (né à Saint-Genis-Laval le 10 novembre 1903, décédé à Paris le 21 septembre 1947) est un fonctionnaire français, militaire, résistant, puis Préfet de Police de Paris. Compagnon de la Libération.

Fils d'un astronome réputé[1] de l'Observatoire de Lyon, il est né le 10 novembre 1903 à Saint-Genis-Laval (Rhône). Après des études au lycée Ampère de Lyon, il entre à l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1921, dans la promotion du Souvenir ; il y côtoie le futur général Leclerc, et a pour professeur d'histoire le capitaine De Gaulle.

En 1923, jeune sous-lieutenant, il est affecté en Algérie dans un régiment de Tirailleurs, puis au Maroc. Il participe à la pacification du territoire au cours de la Guerre du Rif, durant laquelle il est blessé par balle en 1925, puis de nouveau en 1926. Cité à l'ordre de l'Armée, il est fait Chevalier de la Légion d'honneur en 1927, une semaine avant son mariage avec Anne-Marie Jeunet le 9 novembre. Il poursuit sa carrière comme officier des Affaires Indigènes, commandant d'un Goum. Capitaine en 1934, il est détaché au Contrôle civil du Maroc, puis nommé Attaché militaire à Tanger en 1936. Il jouit alors d'un poste d'observateur privilégié de la Guerre d'Espagne et envoie plusieurs rapports sur les tactiques employées par les Italiens et les Allemands. L'un de ceux-ci, qui décrit l'efficacité du binôme « char-avion (stuka) » employé par les Allemands, retient l'attention de l'État-major de l'Armée et, notamment, du colonel Raoul Salan qui écrira : « Ce rapport Luizet était prémonitoire ; que ne lui a-t-on prêté davantage attention ! ». Charles Luizet devient, en juin 1940, l'administrateur français de la zone internationale de Tanger.

A Tanger, il entend l'Appel du 18 juin, lancé par le général De Gaulle, et se met immédiatement à son service, par un câble envoyé à 23 heures le jour même. De Gaulle lui répond le 1er juillet de rester à son poste « où vous êtes très utile ». Il entreprend alors la mise en place d'un réseau de renseignement, et agit concrètement pour aider Londres. Il sera d'ailleurs longtemps le seul point d'ancrage de la France libre en Afrique du Nord, malgré les tentatives d'implantation du BCRA. Mais son activité ne passe pas inaperçue, et les Services de renseignements de Vichy demandent son renvoi; aussi, après en avoir référé à De Gaulle, accepte-t-il un poste à l'État-major de l'Armée à Vichy. De là, il continue à communiquer à Londres des renseignements, notamment sur les troupes allemandes et sur la Syrie, via Tanger où était restée sa famille. Mais en août 1941, il fait savoir au BCRA qu'il est brûlé, et qu'il souhaite gagner Londres. De Gaulle lui conseille alors de se faire affecter en Afrique du Nord, à un poste administratif.

En décembre 1941, il est nommé Sous-préfet de Tiaret et continue son action de résistance à Vichy, en reformant des réseaux et en préparant l'intervention alliée (opération Torch). Le 8 novembre 1942, avec l'aide du commandant Georges Bertrand, chef du bataillon du 2ème régiment de tirailleurs Algériens en garnison à Tiaret, lui même favorable aux alliés, il entraîne la ville dans la dissidence. Son assurance et sa détermination fige les réactions pendant 24 heures, ce qui est suffisant pour la réussite de l'opération. Le lendemain, le général Boisseau, d'Oran, téléphone au commandant Bertrand : « Fusillez votre sous-préfet !» Ordre évidemment non suivi d'effet: Luizet, avec la complicité de Langlois, un colon du sud, rejoindra Alger. Ainsi, l'arrondissement de Tiaret passa à la dissidence. Cela a été le 8 novembre un fait unique en Afrique du Nord.

En décembre 1942, Charles Luizet est nommé Sous-préfet de Bône (Algérie), puis est à Alger, le 30 mai 1943, à l'arrivée de De Gaulle. Le « Comité français de la Libération nationale » (CFLN), constitué le 3 juin, nomme Charles Luizet secrétaire général pour la police et les Affaires Musulmanes. Le gouvernement d'Alger se met en place et prépare alors la reconquête de la métropole .
Charles Luizet est nommé préfet de la libération de la Corse, où il arrive le 14 septembre 1943, avec les premières troupes, sur le croiseur Le Fantasque. Il organise, en plein combat (la Corse est encore occupée par les Allemands et les Italiens), au nom du CFLN, la remise en route de l'administration du premier département français libéré. Il accueille De Gaulle le 8 octobre à Ajaccio, et l'accompagne dans sa tournée de l'île. En juin 1944, la Corse est remise en ordre ; Charles Luizet est nommé Commissaire de la République et envoyé en mission à Londres.

Nommé peu après Préfet de police de Paris, il rejoint son poste, accompagné de Francis-Louis Closon, futur préfet du Nord. Partis d'Angleterre le 2 août, ils ne peuvent atterrir en métropole et sont transférés en Corse. Et ce n'est qu'à la 3e tentative qu'ils seront déposés dans un maquis du Vaucluse. De là, ils gagneront Avignon, Lyon, puis Paris le 17 août.

Charles Luizet prend ses fonctions à la Préfecture de police le 19 août, dès l'enlèvement de celle-ci par les policiers patriotes. Il prend contact avec Alexandre Parodi, représentant du Gouvernement provisoire, et rencontre le colonel Rol (Henri Rol-Tanguy), le chef des FFI. Ils dirigent l'insurrection jusqu'à l'arrivée du premier char du Capitaine Dronne, le 24 août au soir. Et après la réception de ce dernier à l'Hôtel de ville, Charles Luizet le reçoit à la Préfecture de Police à 23 h.

Le lendemain, Charles Luizet reçoit à déjeuner, vers 13 heures, le général Leclerc ; la capitulation allemande est signée ensuite, dans la salle de billard des appartements préfectoraux, par le général Leclerc et le général Von Choltitz. De Gaulle arrive à Montparnasse en fin d'après-midi, et se rend au Ministère de la Guerre où « les deux piliers de l'État que sont, en l'attendant, le préfet Charles Luizet et le délégué général Alexandre Parodi, viennent faire le point avec lui » (Jean Lacouture). Ils organisent ensemble la journée du lendemain, et le général part pour la préfecture de Police où Luizet lui présente ses collaborateurs, pendant que la musique des gardiens de la paix joue la Marseillaise et la Marche lorraine. Puis, il repart pour l'Hôtel de Ville où il arrive à 19 heures 15. Le défilé de la Libération sur les Champs-Élysées du 26 août est surveillé par Charles Luizet que l'on voit, à l'Arc de Triomphe, prendre les ordres du général. Le Te Deum à la Cathédrale Notre-Dame de Paris est perturbé par des tireurs que Luizet considère être des miliciens.
Les mois qui suivent la Libération de Paris sont éprouvants, car il convient de remettre en marche l'Etat. Les tensions sont vives entre les anciens de la France libre, les résistants, les FFI, et les considérations politiques ne sont pas absentes. L'épuration bat son plein, et il n'est pas facile d'arbitrer entre les différentes factions. Luizet se bat pour obtenir l'attribution de la Légion d'honneur à la Préfecture de police, ce qui hérisse quelque peu le poil des militaires. Il est en première ligne pour appliquer les directives gouvernementales, notamment en matière de sécurité publique : c'est l'époque de Pierrot le fou et du célèbre Gang des Tractions Avant, spécialisé dans les braquages . Sur la proposition de Marthe Richard, Charles Luizet décide la fermeture des maisons closes dans les 3 mois. C'est l'époque de l'épuration, avec les vengeances personnelles, les abus, les lettres anonymes, etc.

Pendant deux ans et demi, Charles Luizet tiendra les rênes de la Préfecture ; mais De Gaulle est parti en janvier 1946, ses protégés sont devenus des obstacles. Charles Luizet est écarté, en mars 1947, de la Préfecture dans l'affaire Joanovici, même si, comme le dit le ministre de l'Intérieur Edouard Depreux « sa probité n'est pas mise en doute ». Car des problèmes de santé l'affectent : il a été opéré en janvier d'une tumeur au cerveau, et il a beaucoup de mal en s'en remettre.

En mai 1947, il est nommé Gouverneur général de l'AEF (Afrique équatoriale française) et part pour Brazzaville. Mais sa santé décline; il est pris de malaise au cours d'une inspection au Tchad, et il est rapatrié à Paris où il décède le 21 septembre 1947. Il est enterré au cimetière de Passy.






















Jean Louis Marie André SOUCADAUX Gouverneur Général (15 Novembre 1947 - 26 mars 1948) "2ème fois"

mardi 5 janvier 2010, 02:11

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Bernard CORNUT-GENTILLE Gouverneur Général (26 mars 1948 - 21 Septembre 1951) 

Bernard Cornut-Gentille est un homme politique français, né le 26 juillet 1909 à Brest (Finistère), décédé le 21 janvier 1992 à Paris.

Licencié en droit et ès lettres, diplômé de l'École libre des sciences politiques, il fut également diplomate, préfet et haut-commissaire.

Sous-préfet de Reims (Marne) en 1943, il démissionne pour assister Émile Bollaert, délégué de la France libre, jusqu'en 1944. Il est en 1944 successivement préfet d'Ille-et-Vilaine, de la Somme et du Bas-Rhin, il sera ensuite, en 1948, haut-commissaire de la République en Afrique équatoriale française puis, de 1951 à 1956, en Afrique occidentale française. Il est représentant permanent de la France au Conseil de sécurité des Nations unies puis ambassadeur en Argentine en 1957.

Son neveu, François Cornut-Gentille, est député de Haute-Marne depuis 1993 et maire de Saint-Dizier depuis 1995.

Ministre sans portefeuille du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 1er au 3 juin 1958)
Ministre de la France d'Outre-mer du gouvernement Charles de Gaulle (3) (du 3 juin 1958 au 8 janvier 1959)
Ministre des Postes et Télécommunications du gouvernement Michel Debré (du 8 janvier 1959 au 5 février 1960).
L'affaire des barricades d'Alger le conduit à démissionner en même temps que Jacques Soustelle et à rompre avec le gaullisme.
Il a été élu député (UNR) des Alpes-Maritimes en 1958, il a siégé à l'Assemblée nationale de 1962 à 1968 comme non-inscrit puis à nouveau de 1973 à 1978. Il se rapprocha de la gauche au fil des années tout en manifestant une farouche volonté d'indépendance à l'égard des partis. Il bénéficia du soutien socialiste lors des législatives de 1978 et de 1981 qui furent remportées par Mme Louise Moreau (UDF). Il fut maire de Cannes de 1959 à 1968 et de 1971 à 1978. Il fut également conseiller général.

Comme maire de Cannes, il a évité une urbanisation excessive de sa ville. Il a mené à bien d'importants travaux d'utilité publique (réalisations sportives et sociales) et d'assainissement des vieux quartiers. Sous son mandat, la promenade de la Croisette a été remodelée tout en gardant sa physionomie initiale.

PAUL LOUIS GABRIL CHAUVET Gouverneur Général (21 Septembre 1951 - 04 Avril 1957)

Paul Louis Gabriel Chauvet (1904-2007), fut un administrateur colonial français, gouverneur général de l'AOF et de l'AEF.
Paul Chauvet fils de Pierre Chauvet, magistrat, et de Marguerite Perrein, est né le 18 janvier 1904 à Ruffec (Charente). Après des études secondaires au lycée Henri IV de Poitiers, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, Paul Chauvet est licencié et docteur en droit, diplômé de l'École des langues orientales et breveté de l'École coloniale en 1924, il avait choisi la section Indochine.

Il commence sa carrière comme administrateur des services civils de l'Indochine en 1927. De 1928 à 1945, il a servi en Indochine, exception faite de deux courts séjours au 4ème bureau de la Direction des Affaires politiques au ministère des Colonies de 1932 à 1934 et au ministère de la France d'Outre-Mer, en 1938.

Jusqu'en 1935, il a été notamment adjoint à plusieurs chefs de province pour devenir lui-même en 1936, chef de la province de Sadec.

En 1939-1940 il a été mobilisé au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois.

En 1941-1942 il a été résident à Lang Son, de 1942 à 1944 il a dirigé les affaires politiques au Gouvernement Général et en 1944-1945 il a exercé les fonctions périlleuses de Résident Supérieur à Hanoï au Tonkin. Il fut retenu prisonnier par les Japonais en 1945

Rentré en France, en 1945, il a demandé à servir en Afrique pour atteindre l'ancienneté indispensable au droit à la pension de retraite et démissionner. Il obtiendra le bénéfice du congé spécial en 1960.

Affecté à Dakar en 1947, il devient inspecteur général des affaires administratives en AOF Il fait fonction de gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) du 24 mai 1951 au 21 septembre 1952, entre Paul Béchard et Bernard Cornut-Gentille.

En Afrique équatoriale française (AEF), il est gouverneur général du 21 septembre 1951 au 4 avril 1957, puis Haut-commissaire jusqu'au 29 janvier 1958, Pierre Messmer lui succéda.

En AEF, il a établi et mis en oeuvre un plan général de développement, fondé sur l'édification de voies de communications et de moyens d'éxécution adaptés aux réalités économiques prévisibles à moyen terme, sur une infrastructure simple et efficace, sur la modernisation des campagnes, l'exploitation des riches naturelles et leur traitement sur place grâce à une industrialisation progressive.

Une fois retraité, il s'est vu confier la présidence de plusieurs sociétés : de 1958 à 1960 de la société franco-italienne d'investissements industriels et de l'Institut de recherche sur le caoutchouc, et de 1960 à 1975 la Société des mines de cuivre de Mauritanie.

Il a été élu Membre de l'Académie des sciences d'outre-mer, 2e section le 4 janvier 1964 (au siège du Président Albert Sarraut) et installé le 3 juillet 1964 par le Général Weygand.

Il était Commandeur de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Instruction publique, titulaire de la Croix de guerre des Théâtres des Opérations Extérieures avec Palme, Croix de Guerre 1939-1945, de la Médaille coloniale et de nombreuses décorations étrangères.

Paul Louis Gabriel CHAUVET Commissaire (04 Avril 1957 - 29 janvier 1958)

Paul Louis Gabriel Chauvet (1904-2007), fut un administrateur colonial français, gouverneur général de l'AOF et de l'AEF.
Paul Chauvet fils de Pierre Chauvet, magistrat, et de Marguerite Perrein, est né le 18 janvier 1904 à Ruffec (Charente). Après des études secondaires au lycée Henri IV de Poitiers, puis au lycée Louis-le-Grand à Paris, Paul Chauvet est licencié et docteur en droit, diplômé de l'École des langues orientales et breveté de l'École coloniale en 1924, il avait choisi la section Indochine.

Il commence sa carrière comme administrateur des services civils de l'Indochine en 1927. De 1928 à 1945, il a servi en Indochine, exception faite de deux courts séjours au 4ème bureau de la Direction des Affaires politiques au ministère des Colonies de 1932 à 1934 et au ministère de la France d'Outre-Mer, en 1938.

Jusqu'en 1935, il a été notamment adjoint à plusieurs chefs de province pour devenir lui-même en 1936, chef de la province de Sadec.

En 1939-1940 il a été mobilisé au 4ème régiment de tirailleurs tonkinois.

En 1941-1942 il a été résident à Lang Son, de 1942 à 1944 il a dirigé les affaires politiques au Gouvernement Général et en 1944-1945 il a exercé les fonctions périlleuses de Résident Supérieur à Hanoï au Tonkin. Il fut retenu prisonnier par les Japonais en 1945

Rentré en France, en 1945, il a demandé à servir en Afrique pour atteindre l'ancienneté indispensable au droit à la pension de retraite et démissionner. Il obtiendra le bénéfice du congé spécial en 1960.

Affecté à Dakar en 1947, il devient inspecteur général des affaires administratives en AOF Il fait fonction de gouverneur général de l'Afrique occidentale française (AOF) du 24 mai 1951 au 21 septembre 1952, entre Paul Béchard et Bernard Cornut-Gentille.

En Afrique équatoriale française (AEF), il est gouverneur général du 21 septembre 1951 au 4 avril 1957, puis Haut-commissaire jusqu'au 29 janvier 1958, Pierre Messmer lui succéda.

En AEF, il a établi et mis en oeuvre un plan général de développement, fondé sur l'édification de voies de communications et de moyens d'éxécution adaptés aux réalités économiques prévisibles à moyen terme, sur une infrastructure simple et efficace, sur la modernisation des campagnes, l'exploitation des riches naturelles et leur traitement sur place grâce à une industrialisation progressive.

Une fois retraité, il s'est vu confier la présidence de plusieurs sociétés : de 1958 à 1960 de la société franco-italienne d'investissements industriels et de l'Institut de recherche sur le caoutchouc, et de 1960 à 1975 la Société des mines de cuivre de Mauritanie.

Il a été élu Membre de l'Académie des sciences d'outre-mer, 2e section le 4 janvier 1964 (au siège du Président Albert Sarraut) et installé le 3 juillet 1964 par le Général Weygand.

Il était Commandeur de la Légion d'Honneur, Commandeur de l'Instruction publique, titulaire de la Croix de guerre des Théâtres des Opérations Extérieures avec Palme, Croix de Guerre 1939-1945, de la Médaille coloniale et de nombreuses décorations étrangères.

Pierre Auguste Joseph MESSMER Commissaire (29 janvier au 15 juillet 1958)

Pierre-Auguste-Joseph Messmer, né le 20 mars 1916 à Vincennes (Seine) et mort le 29 août 2007 à l'hôpital militaire du Val-de-Grâce à Paris, est un homme politique français, chancelier de l'ordre de la Libération, chancelier honoraire de l'Institut de France et membre de l'Académie française. Engagé dans les Forces françaises libres, il est après guerre, administrateur colonial, ministre des Armées de 1960 à 1969 du général de Gaulle, ministre d'État, chargée des Départements et territoires d'Outre-mer en 1971 puis Premier ministre de 1972 à 1974 sous la présidence de Georges Pompidou. Il est également maire de Sarrebourg de 1971 à 1989.

Né dans une famille alsacienne qui avait opté pour la France en 1871, fils de l'industriel Joseph Messmer[1], Pierre Messmer étudie à l'école Massillon et au lycée Charlemagne. Breveté de l'École nationale de la France d'outre-mer (1934-1937), diplômé de l'École des langues orientales (1934-1936), il obtient son doctorat en droit en 1939. Il était également membre des Camelots du Roi à cette époque, branche militante de l'Action française

Mobilisé en 1939, il est sous-lieutenant au 12e régiment de tirailleurs sénégalais[3] il rejoint Marseille où il embarque en juin 1940 avec Jean Simon sur le Capo Olmo[4], un bateau italien réquisitionné, qu'il aide à détourner sur Gibraltar puis l'Angleterre pour rejoindre les Forces françaises libres.

Officier dans la 13e demi-brigade de Légion étrangère, il participe aux combats en Érythrée, en Syrie, à la bataille de Bir Hakeim et à la campagne de Tunisie. Il rejoint Londres et l'état-major du général Koenig, commandant en chef des Forces françaises de l'intérieur. En août 1944, il débarque en Normandie et participe à la libération de Paris et à la campagne de France[3].

Parachuté en Indochine en août 1945, Pierre Messmer est fait prisonnier par le Viet Minh et s'évade après 2 mois de captivité[3]. Il rejoint Hanoi où il est démobilisé et rendu à la vie civile.

YVON BOURGES Haut commissaire (15 Juillet 1958- 15 Août 1960)

Fils de colonel, il est diplômé de la faculté de droit de Rennes et titulaire d'un certificat d'aptitude à la profession d'avocat[1].

Résistant gaulliste dès 1940[2], il entre en 1942 dans l'administration préfectorale, comme attaché à la préfecture de Rennes en 1942, chef du cabinet du préfet de la Somme deux ans plus tard,au cabinet du préfet d'Ille-et-Vilaine Philibert Dupard[3], puis du préfet Roger Martin qui sera arrêté à la Libération. Yvon Bourges participe alors à la transition des pouvoirs et est ensuite nommé à Amiens puis à Strasbourg. À seulement 25 ans, il devient, en 1947, sous-préfet d'Erstein[4].

En 1951, à la demande du haut commissaire Bernard Cornut-Gentille, il intègre l'administration en Afrique-Équatoriale française(AEF) dont il prépare l'indépendance. Gouverneur de la Haute-Volta en 1956, puis Haut commissaire de l'AEF à partir de juillet 1958[2], il écrit alors beaucoup d'articles, notamment des « Conseils d'un colon à ses successeurs », dans le journal La Roue, organe indépendant paraissant au Mali dans les années 1950-1960[5].

En 1961, il rejoint la France à la demande du ministre de l'Intérieur Roger Frey qui le nomme directeur de cabinet, poste auquel il doit faire face aux actions de l'OAS[1].

Il entre en politique en 1962 comme député UNR d'Ille-et-Vilaine et maire de Dinard jusqu'en 1967. Charles de Gaulle le nomme en 1965 secrétaire d'État à la Recherche scientifique, puis secrétaire d'État à l'Information (1966-1967), à la Coopération (1967-1968) et a aux Affaires étrangères (1968-1969). En mars 1966, il interdit Suzanne Simonin, la Religieuse de Diderot de Jacques Rivette[1].

Après l'élection de Georges Pompidou, il est reconduit au secrétariat aux Affaires étrangères jusqu'en 1972, quand il devient ministre du Commerce et de l'Artisanat pour 9 mois. Il retrouve les bancs du gouvernement sous Valéry Giscard d'Estaing en 1975 comme ministre de la Défense, poste auquel il augmente le budget des armées modernise l'équipement des armées par l'adoption notamment du FA-MAS en 1975 et le lancement du Rafale en 1978 et du sous-marin nucléaire l'Inflexible. Il quitte le gouvernement pour entrer au Sénat en 1980[1],[2].

Conseiller général de 1964 à 1988, il retrouve la tête de la mairie de Dinard entre 1971 et 1989, et préside le conseil régional de Bretagne du 21 mars 1986 et 1998, succédant à Raymond Marcellin[1]. Député européen de 1973 à 1975, il préside le Mouvement paneuropéen à partir de 1993 et publie en 1999 L'Europe notre destin[2].

En 1998, il prend sa retraite et ne se représente ni aux régionales, ni sénatoriales[1].

GUY GEORGY HAUT REPRESENTANT (1960)


 

Jean ROSSARD Ambassadeur Haut Représentant (1960 - 1965)


Louis DAUGE Ambassadeur, Haut représentant (1965 - 1968)


Gilles CURIEN Ambassadeur Haut représentant (1968 - 1970)


Marc BONNEFOUS Ambassadeur Haur représentant (1970 - 1972)

M. HUNT Ambassadeur Haut représentant (1972 - 1976)


Bertrand DUFOURQ Ambassadeur (1976 - 1978)

André ARNAUD Ambassadeur (1978 - 1982)

Christian DUTHEIL DE LA ROCHERE Ambassadeur (1982 - 1985)

Robert DELOS SANTOS Ambassadeur (1985 - 1990)

Michel ANDRE Ambassadeur (1990 - 1994)

Raymond CESAIRE Ambassadeur (1994 - 1997)

Hervé BOLOT Ambassadeur (1997 - 2002)

Jean-Paul TAIK Ambassadeur (2002 -2006)


Nicolas NORMAND Ambassadeur (2006 - 2009)


Jean - François VALETTE Ambassadeur (2009)

L'ambassade de France au Congo est la représentation diplomatique de la République française en République du Congo. Elle est située à Brazzaville, la capitale du pays, et son ambassadeur est, depuis 2009, Jean-François Valette.

inspecteur des affaires étrangères depuis juin dernier, sera prochainement le nouvel hôte de la “Case de Gaulle”, la résidence de l'ambassadeur de France à Brazzaville, sur les rives du fleuve Congo. Ce ministre plénipotentiaire, qui a déjà connu les ambassades de Lomé et de Yaoundé, succèdera à Nicolas Normand, dont les relations avec le pouvoir congolais sont devenues houleuses depuis la campagne pour l'élection présidentielle, au printemps dernier. À 57 ans, cet ancien élève de Normale Sup' Saint-Cloud, agrégé de lettres classiques, a exercé comme professeur pendant six ans avant d'intégrer l'ENA.

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